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	<title>#1193 Archives - Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
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	<description>La revue du vignoble de Bordeaux</description>
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	<title>#1193 Archives - Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
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	<item>
		<title>Variétés résistantes : où en est-on en Gironde ?</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/varietes-resistantes-ou-en-est-on-en-gironde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Technique]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qu’une variété résistante ? Comment est-elle obtenue ? Quelles sont les variétés disponibles aujourd’hui ? Quel est leur avenir dans notre vignoble ? Voici un point synthétique sur toutes ces questions. De quoi parle-t-on ? Les variétés résistantes disponibles présentent des résistances au mildiou et à l’oïdium, exclusivement. Pour les autres maladies et ravageurs,…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Qu’est-ce qu’une variété résistante ? Comment est-elle obtenue ?</em> <em>Quelles sont les variétés disponibles aujourd’hui ? Quel est leur avenir dans notre vignoble ? Voici un point synthétique sur toutes ces questions.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De quoi parle-t-on ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les variétés résistantes disponibles présentent des résistances au mildiou et à l’oïdium, exclusivement. Pour les autres maladies et ravageurs, il peut exister des différences de sensibilité mais pas de résistance avérée, rattachée à un gène bien identifié.<br>Les sources de résistance connues proviennent d’autres <em>Vitis </em>ou de <em>Muscadine</em>, parentes de la vigne, plantes originaires d’Amérique ou d’Asie. Les facteurs de résistance sont de mieux en mieux connus mais restent limités (14 pour le mildiou, 10 pour l’oïdium). C’est un <em>« patrimoine » </em>à préserver.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces variétés sont obtenues par croisement. C’est une opération manuelle ancienne qui nécessite patience et dextérité. La variété choisie comme parent femelle est castrée manuellement, puis la grappe est ensachée pour la mettre à l’abri des  fécondations non souhaitées. Le pollen du parent mâle est prélevé sur le géniteur choisi et posé délicatement au pinceau sur la fleur femelle, qui est à nouveau ensachée.<br>Le processus de création d’une nouvelle variété s’accélère mais reste long (15 ans environ). Il comporte trois étapes, dont deux au vignoble (figure ci-dessous) :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phase 1 de sélection précoce</strong> (3 ans) : croisements classiques, récolte des pépins ; sélection assistée par marqueurs sur plantules, bio-essais de résistance au mildiou et à l’oïdium, choix des génotypes sélectionnés pour la sélection intermédiaire ; élevage des plants de semis en serre, production de greffons et confection des plants greffés-soudés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phase 2 de sélection intermédiaire</strong> (6 ans) : évaluation au vignoble en réseau, résistance au mildiou, à l’oïdium et à d’autres maladies (black-rot, anthracnose, botrytis), phénologie et architecture, composantes du rendement, composition des baies, qualité du vin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Phase 3 de sélection finale</strong> (6 ans) : expérimentations en réseau au vignoble en vue de leur validation dans le cadre de la VATE (Valeur Agronomique, Technologique et Environnementale) et de la DHS (Distinction, Homogénéité et Stabilité), avant présentation à l’inscription au catalogue.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-40-SELECTION-CEPAGES.png" alt="" class="wp-image-4302" width="463" height="166" srcset="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-40-SELECTION-CEPAGES.png 640w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-40-SELECTION-CEPAGES-550x198.png 550w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-40-SELECTION-CEPAGES-600x216.png 600w" sizes="(max-width: 463px) 100vw, 463px" /><figcaption>Schéma des phases de sélection d&rsquo;une nouvelle variété (source INRAE)</figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les programmes ResDur de l’INRAE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, les variétés résistantes ont initialement été travaillées à l’INRAE par Alain Bouquet à partir de 1974. Ses créations ont été élaborées à partir d’un rétro-croisement d’une Muscadine par de nombreux cépages sur une longue période, afin de conserver les gènes de résistance et de réduire au maximum le génome provenant de la Muscadine.<br>Les travaux de création ont été repris à l’INRAE dans le cadre du programme Resdur à partir de 2000. Grâce aux progrès considérables de la biologie moléculaire (marqueurs génétiques, identification et pyramidage des gènes de résistance, phénotypage…), la création de variétés résistantes s’accélère. On peut par exemple, peu après la germination d’une graine, savoir s’il s’agit bien d’un descendant du croisement souhaité et si la plantule comporte bien les gènes de résistance souhaités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les variétés inscrites à ce jour</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe en France à ce jour 17 variétés dont le classement est définitif et 20 avec un classement temporaire (<em>cf. tableau</em>). 4 variétés avec un classement définitif sont issues du programme ResDur-1, et 7 à titre temporaire du programme ResDur-2. Les variétés dites <em>« Bouquet » </em>comportant une source de résistance au mildiou et à l’oïdium bénéficient d’un classement temporaire pour un usage très limité.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="917" height="433" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-41-Cepages-autorises-en-France.jpg" alt="" class="wp-image-4303" srcset="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-41-Cepages-autorises-en-France.jpg 917w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-41-Cepages-autorises-en-France-550x260.jpg 550w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-41-Cepages-autorises-en-France-768x363.jpg 768w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-41-Cepages-autorises-en-France-600x283.jpg 600w" sizes="(max-width: 917px) 100vw, 917px" /><figcaption>Liste des cépages autorisés en France (VSIG/IGP)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le réseau OSCAR</strong></p>



<div class="wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<ul class="wp-block-list"><li>Le déploiement des variétés résistantes soulève de nouvelles questions :</li><li>Quels sont la durabilité des résistances déployées et le risque de contournement entraînant une baisse d’efficacité de ces résistances ?</li><li>Quid de l’émergence de nouvelles maladies suite à la modification des pratiques de protection (diminution des intrants) ?</li><li>Quels sont les itinéraires techniques optimaux à mettre en place pour la conduite de ces variétés ?</li></ul>
</div>



<figure class="wp-block-image size-medium"><img decoding="async" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-41-OSCAR-300x104.jpg" alt="" class="wp-image-4304"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y répondre, l’INRAE et l’IFV ont créé, en 2017, l’Observatoire national du déploiement des cépages résistants (OS- CAR). Cet observatoire a deux missions principales :</p>



<ul class="wp-block-list"><li>organiser la surveillance collective du déploiement afin d’anticiper les risques liés à l’évolution des populations de mildiou et d’oïdium et à l’émergence de nouvelles problématiques sanitaires ;</li><li>organiser le partage d’expérience sur le comportement des cépages résistants dans différents systèmes de culture pour aider les viticulteurs à construire ces nouveaux itinéraires techniques.</li></ul>



<p class="has-small-font-size wp-block-paragraph">Pour en savoir <em>plus : <a href="https://observatoire-cepages-resistants.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://observatoire-cepages-resistants.fr</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le programme NewVine à Bordeaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, des programmes de création de variétés résistantes à typicité régionale ont émergé dans toute la France. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-42-Programmes-creation-varietale.jpg" alt="" class="wp-image-4305" width="692" height="394" srcset="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-42-Programmes-creation-varietale.jpg 698w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-42-Programmes-creation-varietale-550x314.jpg 550w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-42-Programmes-creation-varietale-600x342.jpg 600w" sizes="(max-width: 692px) 100vw, 692px" /></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">En Gironde, le programme Newvine a été lancé par le CIVB en 2015 en partenariat avec l’INRAE et l’IFV. Les géniteurs résistants proviennent de l’INRAE de Colmar (génotypes issus du programme ResDur 2) et de l’IFV (croisements récents entre variétés hybrides et accessions obtenues par Alain Bouquet). En tout, 7 génotypes résistants ont été utilisés. Ils sont tous dits <em>« polygéniques »</em>, c’est-à-dire comportant au moins 2 sources de résistance au mildiou et à l’oïdium pour limiter les risques de contournement des résistances. Les cépages retenus pour représenter la typicité bordelaise sont le Cabernet franc, parent de nos grands cépages bordelais, et le Petit Verdot, variété ancienne qui retrouve de l’intérêt dans le contexte d’évolution climatique que nous connaissons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, le projet Newvine est en phase 2 de sélection intermédiaire. Plus de 9 000 pépins ont été obtenus par croisements par l’INRAE et l’IFV en 2015 et 2016. Les plantules ont ensuite été testées pour vérifier la présence des combinaisons de gènes de résistance souhaitées, l’absence d’autofécondation, le caractère hermaphrodite et pour déterminer la couleur des variétés. Au bilan, près de 200 plants ont été conservés après ce criblage, dont une plus grande majorité issue de croisements avec le Petit Verdot.<br>De nouvelles germinations ont été réalisées en 2017 à partir des pépins disponibles pour augmenter le nombre de plants issus de Cabernet franc. Les plants de diamètre suffisant ont été greffés en 2017 puis implantés en 2018 et 2019 dans la parcelle de sélection intermédiaire sur le site de l’INRAE de Bordeaux. Les premières vinifications du programme Newvine sont prévues pour 2022. À suivre…<br><em><strong>À noter</strong> : les programmes régionaux (cf. schéma ci-dessus) visent à créer les nouvelles variétés les plus adaptées a priori à chaque région. Cependant, le croisement de deux variétés crée une forte diversité. Certains plants présentant moins d’intérêt dans certaines régions pourraient s’avérer intéressants dans d’autres. Un réseau s’organise actuellement pour partager cette ressource au niveau national.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’avenir</strong><strong> </strong><strong>des</strong><strong> </strong><strong>variétés</strong><strong> </strong><strong>résistantes ?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours est encore long avant une possible intégration des variétés résistantes dans le cahier des charges de nos AOC. L’OCM vitivinicole actuelle n’autorise à ce jour que les cépages <em>Vitis vinifera </em>pour les AOP et il faudra attendre la nouvelle OCM programmée pour 2023, qui devrait permettre l’usage dans le cadre des AOP (cahiers des charges). Il s’agira ensuite de réfléchir à leur intégration ou non dans la diversité variétale des vins de Bordeaux.<br>Leur utilisation sera alors possible dans le même cadre que celui actuellement emprunté par les variétés d’intérêt à des fins d’adaptation (VIFA) : 5 % des surfaces en production et jusqu’à 10 % de l’assemblage.<br>Les variétés résistantes classées définitivement peuvent être utilisées actuellement en IGP selon le cahier des charges (en IGP Atlantique depuis le 4 juillet 2019 : Bronner, Cabernet Cortis, Cabernet Blanc, Floreal, Johanniter, Monarch, Muscaris, Pinotin, Prior, Saphira, Solaris, Soreli, Souvignier Gris, Vidoc et Voltis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-normal-font-size wp-block-paragraph"><em>Laurent Delière</em><br>(<em>INRAE, Bordeaux Sciences Agro, SAVE, UE Vigne Bordeaux, ISVV ; F-3882, Villenave d’Ornon, France</em>)<br><em>Laurent Charlier</em><br>(<em>CIVB service technique, 1 cours du XXX juillet, 33075 Bordeaux Cedex</em>)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Qu’en pensez-vous ?</strong></p></blockquote>



<pre class="wp-block-verse">À l’occasion du PNDV Tour organisé le 26 octobre dernier, un atelier consacré aux variétés résistantes a permis de recueillir vos avis et attentes sur le sujet. Extraits.
<em>« Les variétés résistantes nous intéressent beaucoup mais qu’en sera-t-il de la qualité et la typicité des vins obtenus ? Comment ces variétés vont-elles prendre place dans nos AOC ? »</em>
<em>« Il faut aller plus vite pour la création des variétés et la production de plants ensuite ! »</em>
<em>« Ces variétés permettront une réduction drastique des intrants sans aller pour autant vers le zéro intrants. il faudra éviter les contournements et gérer les autres bio-agresseurs.»</em>

</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>« Jamais la pépinière viticole n’a autant été au cœur des décisions de la viticulture »</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/jamais-la-pepiniere-viticole-na-autant-ete-au-coeur-des-decisions-de-la-viticulture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/?p=4295</guid>

					<description><![CDATA[<p>David Amblevert, président de la Fédération française de la pépinière viticole, a rencontré fin novembre au Sénat Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture.Il lui a fait part de l&#8217;inquiétude de la profession qui fait face à un « tsunami » de contraintes administratives et de surinterprétations des textes, qui mettent en péril la survie des plants.Après la mobilisation…</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>David Amblevert, président</em> <em>de la <a href="https://ffpv.fr/" target="_blank" rel="noopener">Fédération française de la pépinière viticole</a>, a rencontré fin novembre au Sénat</em> <em>Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture.</em><br /><em><em>Il lui a fait part de l&rsquo;inquiétude de la profession qui fait face</em></em> <em>à un </em>« <em>tsunami</em> » <em>de contraintes administratives et de surinterprétations des textes, qui mettent en péril</em> <em>la survie des plants.</em><br /><em>Après la mobilisation du congrès national en octobre, la filière de la pépinière viticole reste mobilisée.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">David Amblevert est pépiniériste viticole à Sainte-Florence et président de la Fédération française de la pépinière viticole (FFPV). L’homme du bord de la Dordogne est un amoureux de son métier. Mais aussi un défenseur ardent de sa profession.<br />Lors du congrès national de la FFPV qui s’est tenu à Colmar fin octobre, David Amblevert avait fait valoir toute son inquiétude d’une surinterprétation des directives européennes par l’administration française.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>David Amblevert, vous avez rencontré Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation au Sénat, mercredi 17 novembre. Pouvez-vous nous en dire un mot ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons pu le sensibiliser aux contraintes administratives qui pointent à l’horizon, et qui sont des surinterprétations par l’administration française des directives européennes. Il a été très à l’écoute, c’est clair. Nous lui avons rappelé que la pépinière viticole française occupe une place de leader mondial. J’étais accompagné de Pierre Millet, conseiller technique de la FFPV. Mais nous devons cette entrevue à Nathalie Delattre, vice-présidente du Sénat, qui nous a permis de rencontrer le ministre à l’issue des questions du Sénat au gouvernement. C’était un moment fort. De façon symbolique, nous lui avons remis un pied de vigne de la marque Vitipep&rsquo;s, qui montre l’excellence de la pépinière viticole française. Et je lui ai remis le plan de compétitivité Cap 2030 qui répond aux défis viticoles d’adaptation de l’offre variétale dans un contexte d’évolution climatique et de diminution des intrants.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quelques jours après cette rencontre, qu’en retirez-vous ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le lendemain de ce rendez-vous, nous avons dialogué avec le cabinet du ministre. Déjà la veille, j’avais pu m’entretenir avec la direction générale de l’Agriculture et de l’Alimentation (DGAL) lors du séminaire national du Plan national dépérissement du vignoble (PNDV). Je lui ai rappelé ce que je lui avais déjà dit au congrès de la FFPV (du 18 au 20 octobre en Alsace), qu’il ne peut y avoir une viticulture forte si la pépinière viticole est faible. Et que l’administration ne doit pas avoir pour finalité que de nous affaiblir. Ces propos, je les ai aussi tenus au ministre.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pouvez-vous dans le détail nous donner des éléments sur les griefs que vous avez à l’égard de l’administration, et en quoi des décisions à venir pourraient affaiblir votre filière ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Notre filière subit un tsunami de réformes réglementaires annoncées par les pouvoirs publics. Quatre réformes amenées en parallèle et de façon concomitante, c’est trop. Alors qu’il n’y a aucune situation sanitaire alarmante au vignoble. Pas plus qu’il y a deux ou trois ans. Par rapport à l’arrêté flavescence dorée, nous avons notifié au ministre un recours amiable en octobre.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Techniquement, et pour la pérennité de la plante, qu’est-ce que cela signifie ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous est demandé de faire tremper un plant en pot dans un traitement à l’eau chaude. Cette technique est développée « pour l’assainir » s’il était porteur de phytoplasme telle la flavescence dorée. On sait depuis dix ans, et la démarche est convenue à l’échelle internationale, que si vous immergez un plant 45 minutes dans un bain à 50°, cela guérit le plant. On sait que le point de mortalité de la vigne, c’est entre 53 et 54°. FranceAgriMer souhaite modifier les modalités du plant, et n’admet pas un traitement en dessous de 48°, mais un début de traitement à 52°. Sauf qu’à52°, nous sommes à 1° du seuil de mortalité du pied de vigne. Les Espagnols, les Italiens, les Allemands ne se posent pas ce genre de questions, je peux vous le garantir ! Et là, lors de notre congrès, nous nous sommes levés pour dire Non ! Nous avons obtenu du directeur des interventions à FranceAgriMer un moratoire d’un an. À nous de bâtir un argumentaire scientifique pour prouver l’incohérence de chauffer trop haut. Ce congrès était extrêmement technique, j’en conviens.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous parliez de l’arrêté flavescence dorée. En quoi est-ce un frein à votre activité ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cet arrêté, nous le dénonçons, nous demandons son retrait et qu’il soit retravaillé. Prenez un viticulteur. Il vit dans une commune non touchée par la flavescence dorée. Les délimitations sont à la commune près. Or, c’est de la responsabilité du viticulteur de communiquer à son pépiniériste la situation de sa commune. Il commande ses pieds à l’automne, car c’est à cette saison que se prennent les commandes des viticulteurs. Ensuite est publié fin mai en Gironde l’arrêté régional qui donne la clarification des zones. Nous sommes la région de France qui plante le plus tard. Si sa commune change de catégorie, il faut traiter les plants en pot à l’eau chaude. Sauf que passé le 30 avril, les chances de survie du plant sont moindres, et on a beaucoup plus de mortalité. Il y a donc des incohérences techniques, des décalages de calendriers entre l’arrêté national et les arrêtés régionaux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>C’est face à ces multiples contraintes administratives que vous êtes monté au créneau lors de votre congrès national ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr. Nous nous sommes engagés, la filière pépinière viticole, dans une démarche de qualité avec Vitipep&rsquo;s, ce qui fait que nous sommes la première pépinière viticole mondiale. C’est pour cette raison que lors de notre congrès, nous nous sommes levés, tous, avec un tee-shirt noir sur lequel était inscrit : <em>« Stop à la surenchère réglementaire française »</em>. Nous avons fait bloc pour montrer que l’administration n’a pas le droit de faire couler une filière d&rsquo;excellence particulièrement dynamique.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Quels impacts ont ces mesures réglementaires sur le moral des troupes ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures découragent. Il faut savoir qu’il y a 50 pépiniéristes viticoles qui ont dit : <em>« On est à quelques années de la</em> <em>retraite. On cesse notre activité ! »</em>, soit 9 % de nos adhérents. Or, ce sont les pouvoirs publics qui, par les mesures réglementaires et administratives, favorisent les cessations d’activité.<br />Alors que nous sommes des leaders, l’administration française devrait être notre soutien, notre ambassadrice. Notre filière exporte aux États-Unis, en Angleterre et en Russie, un gros marché.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>En quoi la pépinière viticole est un allié pour l’adaptation de la viticulture ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons bâti un <a href="https://www.union-girondine.com/pepiniere-viticole-le-plan-de-relance-repond-a-nos-principaux-objectifs/" target="_blank" rel="noopener">plan de compétitivité</a> que j’ai remis au ministre. Les défis de demain pour la viticulture sont l’adaptation au changement climatique et la réduction des intrants. La viticulture évolue dans sa demande aux pépiniéristes. Elle a de nouvelles attentes sur les porte-greffes, sur l’encépagement. Elle veut avoir recours aux variétés résistantes, aux variétés autochtones, aux variétés patrimoniales. Nous avons la chance de posséder 180 conservatoires du vignoble en France, et cela, la viticulture l’ignore souvent. Face à toute cette offre, à nous de tester, d’évaluer, de démultiplier.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous êtes donc un coéquipier de premier rang ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne sommes pas des fournisseurs, nous sommes des partenaires, comme le dit souvent Bernard Farges. Et je note la différence, car ce n’était pas le cas autrefois. Jamais la pépinière viticole n’a été autant au cœur des dispositifs et des décisions de la viticulture. Nous sommes aux racines du vin !</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Vous avez une capacité incroyable à motiver les foules. C’est un moteur ?</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><em>(Il rit) </em>J’adore ça, rassembler les gars. Vitipep&rsquo;s par exemple : il y a eu une incroyable adhésion à ce projet. 80 % des plants produits aujourd’hui portent la marque Vitipep&rsquo;s. Un projet que nous avons bâti avec le soutien de Marie-Catherine Dufour, alors directrice de l’IFV à Bordeaux <em>(et aujourd’hui directrice technique du CIVB)</em>. Un homme sans projet est un homme perdu. Mais un projet, ça dynamise un homme, ça mobilise une équipe. Et la pépinière viticole française avance aujourd’hui en équipe !</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Danielou</p>
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		<title>Vers une réforme de l&#8217;assurance multi-risques climatique</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/vers-une-reforme-de-lassurance-multi-risques-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement travaille sur une réforme de l’assurance récolte du fait des limites rencontrées par ce système. Le projet a été dernièrement relancé par le gel historique de 2021 qui a durement touché l’ensemble de l’agriculture française. Le député du Val-de-Marne, Frédéric Descrozaille, a fait plusieurs propositions compilées dans son rapport remis au ministre de…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le gouvernement travaille sur</em> <em>une réforme de l’assurance récolte du fait des limites rencontrées</em> <em>par ce système. Le projet a été dernièrement relancé par le gel historique de 2021 qui a durement touché l’ensemble de l’agriculture française. Le député du Val-de-Marne, Frédéric Descrozaille, a fait plusieurs propositions compilées dans son rapport remis au ministre</em> <em>de l’Agriculture.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de l’assurance récolte ou multi-risques climatique (MRC) nécessite des adaptations. La multiplication des aléas climatiques et l’articulation entre l’intervention publique et privée sont désormais à revoir. Après une bonne décennie de fonctionnement, le constat dressé par le député Descrozaille est le suivant : le taux de pénétration trop faible de l’assurance auprès des agriculteurs ne permet pas la mutualisation. Le système, déséquilibré pour les assureurs et les agriculteurs, est une cause de fragilité pour la ferme France.<br><em>« L’objectif est de repenser en profondeur le fonctionnement des couvertures assurantielles privées et publiques aujourd’hui mises en place, mais qui montrent leur limite dans une situation d’accélération et de renforcement des effets du changement climatique »</em>, a indiqué le ministère de l’Agriculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, le système de la MRC a été instauré en 2005. La PAC prévoyait la possibilité pour les États de soutenir leur agriculture face aux aléas climatiques. L’option choisie a été celle de la subvention pour les agriculteurs souscrivant à une MRC. La viticulture et les grandes cultures ont par la suite été exclues du champ d’intervention du régime de la calamité agricole en 2009 et 2011, au motif que ces risques étaient assurables. Les viticulteurs ne peuvent plus, depuis, prétendre à une autre indemnisation que celle de l’assurance.<br>Pour autant, le système n’est plus pérenne. Le rapport du député propose donc de revoir la MRC et son articulation au régime des calamités agricoles.<br>L’obligation assurantielle est écartée à court terme, mais pourra être envisagée lorsque les conditions paraîtront réunies et sous réserve de sa faisabilité juridique. Le député propose plutôt une réforme qu’une véritable révolution dont l’objectif est de tendre vers un taux de pénétration de 60 % en 2030 pour la viticulture et les grandes cultures et 30 % en arboriculture et en prairies. Aujourd’hui, le taux est de 30 % en grandes cultures et en viticulture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les propositions</strong><strong></strong></p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Refonte du système</strong><strong></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Le député propose de rénover le Fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA) en l’ouvrant à toutes les productions mais en réduisant son seuil d’intervention afin d’inciter à l’assurance. Ce fonds serait largement financé par l’État. Il indemniserait les pertes supérieures de plus de 50 %, contre 30 % aujourd’hui, avec un accès à coût très réduit pour les producteurs. Ce fonds serait accessible à toutes les cultures, dont la vigne.<br>Ce changement aurait pour conséquence d’ouvrir certaines cultures, comme la vigne, à l’indemnisation via le régime des calamités agricoles et de réduire pour d’autres la possibilité de se voir indemniser via ce fonds, le taux de perte minimum passant de 30 % à 50 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, pour les cultures actuellement couvertes par le FNGRA, le fait de recevoir une indemnisation au-delà de 30 % de perte n’encourage pas à la souscription de contrats d’assurance.<br>Les pertes entre 20 % et 50 %, seraient prises en charge par l’assurance récolte. Le député propose d’utiliser les possibilités offertes par le droit européen en matière de soutien des États à leur agriculture concernant les aléas climatiques en versant 70 % de subvention pour les primes d’assurance, pour une franchise pouvant descendre à 20 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Actuellement, le mode de subvention de l’assurance récolte est limité à une tranche de subvention de 65 %, avec jusqu’à 30 % de franchise, et de 45 %, entre 30 % et 25 % de franchise. Pour la tranche de franchise inférieure à 25 %, aucune aide n’est versée. Une indemnisation différenciée serait prévue entre les assurés et les non-assurés.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Moyenne olympique</strong><strong></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rédaction du rapport, le député Descrozaille s’est rendu compte de l’écart entre la moyenne olympique et la moyenne décennale. Selon lui, elle <em>« est notamment le fruit du dérèglement climatique et peut être apparentée à une catastrophe naturelle »</em>. D’où la volonté d’indemniser cet écart non par l’assurance, mais par un fonds alimenté par la solidarité nationale pour compenser les catastrophes naturelles.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Mesure fiscale incitative</strong><strong></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de pousser les agriculteurs à s’assurer, le rapport Descrozaille propose de remonter les seuils des montants<br>défiscalisés pour les souscripteurs de l’assurance récolte dans le cadre de la Dotation pour Épargne de Précaution (DEP). Un assuré aurait ainsi accès à 100 % de déduction jusqu’à 50 000 euros de bénéfice agricole (BA) contre 27 000 euros pour un non-assuré, 30 % du bénéfice au-delà de 50 000 euros, 30 % au-delà de 27 000 euros pour un non-assuré, etc.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Financement de la réforme</strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Le partage des risques entre les acteurs doit, selon le rapport, s’organiser en trois niveaux : la part supportable par l’agriculteur, la part devant relever de l’assurance et la part sinistre exceptionnel qui doit relever très majoritairement de la solidarité nationale. Si l’objectif atteint un taux de pénétration de quelque 40 % en viticulture et en grandes cultures, et de l’ordre de 5 % sur les prairies, le subventionnement de la MRC serait augmenté d’environ 300 millions d’euros. Quelques pistes sont aujourd’hui abordées pour le financement de la mesure mais l’arbitrage budgétaire n’est pas réalisé.</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Gouvernance</strong><strong></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Le député propose d’organiser la gouvernance autour d’un pool de co-réassurance, à l’instar de la démarche conduite en Espagne depuis 40 ans, permettant de pérenniser l’offre assurantielle avec des représentants des assureurs, des réassureurs et des conseillers en produits d’assurance, des représentants de la profession agricole et des représentants de l’État. Le rapport prévoit également la prévention et l’investissement dans les équipements de prévention et de protection.<br>Le député fait le lien avec le plan de relance de 100 millions d’euros qui devrait doubler, comme l’a annoncé le premier ministre.<br>Le Président de la République a confirmé le 10 septembre dernier la volonté du gouvernement d’aller au bout de ces propositions. Il s’est engagé à ce que la réforme entre en vigueur en 2023. Sans entrer dans les détails, le président a annoncé 600 millions d’euros par an dédiés à financer ce nouveau système, un guichet interlocuteur unique pour les agriculteurs et un pool de co-assureurs afin que les assureurs puissent répondre à la demande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>Assurance récolte : les bonnes raisons de s&rsquo;assurer pour 2022</strong><br>Dans la période de transition avant la refonte complète du dispositif assuranciel multirisques prévu pour 2023, il est important de maintenir une couverture assurancielle contre les risques climatiques. La multiplication des aléas ou de leurs conséquences au cours des dernières années, avec parfois plusieurs aléas au cours d’une même année (gel et coulure en 2021, grêle et sécheresse en 2020), qui a eu de lourdes conséquences pour de nombreuses exploitations, est la meilleure raison pour renouveler votre contrat. Si la hausse tarifaire pratiquée par votre compagnie est trop importante, vous avez la possibilité de résilier celui-ci. N’hésitez pas dans ce cas à faire jouer la concurrence, sachant que   plusieurs   compagnies   ont   maintenu   la   possibilité   d’améliorer votre moyenne olympique en souscrivant un complément de rendement assurable ou d’opter pour un rachat de franchise.</p></blockquote>
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		<title>Cahiers des charges : une mutation volontariste engagée par les AOC de Gironde</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/cahiers-des-charges-une-mutation-volontariste-engagee-par-les-aoc-de-gironde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En l&#8217;espace de quelques mois, de nombreux cahiers des charges d’AOC de Gironde ont été modifiés. Rien que sur 2021, le Journal officiel en a fait mention pour Crémant de Bordeaux, Côtes de Bordeaux, Cérons, Pessac-Léognan, Pomerol, Sauternes et Barsac. Et dix autres cahiers des charges sont en cours de révision, avec sans doute des…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En l&rsquo;espace de quelques mois, de nombreux cahiers des charges d’AOC de Gironde ont été modifiés. Rien que sur 2021, le Journal officiel en a fait mention pour Crémant de Bordeaux, Côtes de Bordeaux, Cérons, Pessac-Léognan, Pomerol, Sauternes et Barsac. Et dix autres cahiers des charges sont en cours de révision, avec sans doute des finalisations en 2022. Qu’est-ce qui explique ce vaste mouvement au-delà des évolutions de cahier des charges pour délimitations ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurent Fidèle, délégué territorial de l’INAO pour la Nouvelle-Aquitaine, apporte quelques éclairages. <em>« Nous avons connu un premier mouvement avec la mise en place des cahiers des charges en 2009 lors de la réforme des AOC. Un second mouvement s’est imposé en 2011 pour l’enregistrement en AOP, qui insistait sur le lien de causalité entre le produit et le terroir. Mais cette fois, nous vivons une 3e « vague » qui n’est pas générée par l’évolution réglementaire, mais sur une démarche volontariste des ODG qui s’inscrivent dans une modification de pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement. »</em><br><br>Ce mouvement s&rsquo;inscrit dans une publication de l’INAO et de l’IFV, parue en mars 2017, préfacée par Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture : <em>« Guide de l’agroécologie en viticulture »</em>, qui donnait des axes de transitions environnementales à engager. Ce document définissait plusieurs orientations :</p>



<ol class="wp-block-list" type="1"><li>&#8211; L’obligation d’enherbement du contour des parcelles.</li><li>&#8211; L’interdiction du désherbage chimique en plein des parcelles de vigne.</li><li>&#8211; L’enherbement des vignes.</li><li>&#8211; L’amélioration de l’efficience du matériel de pulvérisation.</li><li>&#8211; La réduction des quantités de produits phytosanitaires.</li><li>&#8211; La limitation des apports d’azote minéral de synthèse.</li><li>&#8211; La préservation des murets, bosquets, terrasses…</li><li>&#8211; Les conditions du respect de la séquence morphologique originelle des sols.</li></ol>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Même si des syndicats comme celui de Pomerol, qui dès 2009 avait engagé l’arrêt des herbicides dans le rang. » </em>C’est la modification impulsée par le syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieurs en 2019 qui donnait le ton.<br>L’imbrication des appellations bordelaises, par le phénomène du repli, a engagé un mouvement de fond.<br><em>« Je ne pense pas</em>, explique Laurent Fidèle, <em>que les autres bassins de production connaissent une aussi grande effervescence. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi Saint-Émilion a, dès 2017, poussé l’ensemble des producteurs de son appellation et de ses satellites à une obligation de certification environnementale au 1er janvier 2023. Cette démarche a même bousculé les lignes à l’échelle nationale avant l’article 48 de la loi Égalim et alors même que le décret d’application n’est pas paru.<br>Dans la foulée, l’ODG Médoc, Haut-Médoc et Listrac-Médoc a inscrit mi-2023 pour y parvenir.<br>Bourg incite au minimum au HVE ou au bio pour 2025 et l’Entre-Deux-Mers avance. Le projet se profile pour Pessac-Léognan.<br><em>« Nous assistons à un mouvement de fond en Gironde qui correspond aux attentes des consommateurs et de la société. ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Danielou</p>
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		<title>Des pistes de recherche pour limiter les contaminations primaires du mildiou</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/des-pistes-de-recherche-pour-limiter-les-contaminations-primaires-du-mildiou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Technique]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 5e édition du séminaire « Vin et Environnement » s’est tenue le 10 novembre à Bordeaux Sciences Agro sur le thème assez peu connu de la reproduction sexuée du mildiou. L’idée est de mieux la connaître pour améliorer la gestion des épidémies. Des pistes nouvelles issues de résultats de recherche sont à l’étude. Elles…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>La 5e édition du séminaire</em> <em>« Vin et Environnement » s’est tenue le 10 novembre</em> <em>à Bordeaux Sciences Agro sur le thème assez peu connu de la</em> <em>reproduction sexuée du mildiou. L’idée est de mieux la connaître pour améliorer la gestion des épidémies. Des pistes nouvelles issues de résultats de recherche sont à l’étude. Elles visent</em> <em>à supprimer l’inoculum issu de la reproduction sexuée en perturbant la rencontre entre</em> <em>souches, en éliminant les feuilles</em> <em>ou en régulant les oospores via</em> <em>le microbiote du sol</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son bassin d’origine, le mildiou n’est pas une seule espèce mais un complexe de cinq espèces. Telle fut la surprise des chercheurs il y a quelques années au regard des résultats de l’analyse génétique de nombreux échantillons collectés massivement aux États-Unis sur des plantes sauvages et des vignes cultivées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une seule espèce introduite en Europe</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le mildiou de la vigne est une algue brune d’origine nord-américaine arrivée en Europe dans la seconde moitié du 19e siècle, </em>a rappelé François Delmotte, directeur de recherche à l&rsquo;INRAE, spécialiste en génétique des populations et pathologie des plantes. <em>L’objectif de cette vaste étude génétique était de comprendre d&rsquo;où provient le mildiou présent en Europe et dans le reste du monde.</em><br><em><em>Les recherches menées ont montré que le mildiou présent en Europe provient d’une seule de ce</em>s cinq espèces, à savoir la forme Plasmora viticola f. sp. aestivalis.</em><br><em>Il ressort aussi qu&rsquo;une seconde espèce (P. viticola f. sp vinifera), <em>identifiée sur les cépages cultivés américains, pourrait aussi s’attaquer aux vignobles européens, mais n’a pas été introduite en Europe à ce jour. »</em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En prolongement de ces résultats, la question du risque de l’arrivée de cette forme plus spécifique et des moyens de lutte à disposition des viticulteurs européens, y compris des variétés résistantes, est clairement posée. Ce sujet est une question importante car des études ont montré que si les variétés de vigne résistantes au mildiou limitent effectivement sa capacité de multiplication en phase asexuée, en revanche, ces variétés ne bloquent pas sa phase de reproduction sexuée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mildiou a un système de reproduction mixte</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mildiou de la vigne a en effet un système de reproduction mixte, avec chaque année une seule génération sexuée, laquelle se produit à l’automne, et qui est ensuite suivie de plusieurs cycles asexués.<br>Pendant la phase sexuée, ont lieu des rencontres de mycélium, ce qui génère des œufs d’hiver (oospores) correspondant à des individus différents et uniques.<br>À la fin de la phase hivernale, ces formes de conservation évoluent, provoquant les premières contaminations puis l’apparition des symptômes sur les organes verts (feuilles, grain, rameaux).<br>Par la suite, selon la climatologie de l’année, plusieurs cycles peuvent s’enchaîner. C’est la phase asexuée avec une propagation de spores qui génère des clones, autrement dit, des individus génétiquement identiques.<br>Mieux connaître la reproduction sexuée du mildiou apparaît intéressant pour approfondir la compréhension des épidémies et, <em>in fine</em>, mieux évaluer les risques, avec toujours cette question de savoir si le mildiou vient du sol et de la parcelle ou s’il transite par l’air.<br><em>« Il est à noter</em>, précise Marc Raynal, Ingénieur à l’IFV, animateur de l’UMT SEVEN, <em>que les œufs d’hiver qui constituent l’inoculum peuvent se maintenir dans le sol</em> <em>plusieurs années. La littérature scientifique évoque à ce sujet, des durées de 4 voire 5 ans. Ainsi, l’épidémie d’une année peut avoir comme origine uniquement la phase sexuée de l’année précédente, mais aussi, celles des années antérieures. »</em><br>Une étude menée au début des années 2000 en Suisse, en Champagne et à Bordeaux a montré le rôle important de cette phase sexuée dans l’épidémie d’une année. Lors de cette étude, une analyse des souches présentes sur les parcelles avait en effet montré que plus de 70 % des individus, dans plus de 70 % des parcelles suivies, étaient de génotype unique. Autrement dit, très probablement issus de la reproduction sexuée : peu de génotypes semblent capables d’assurer une descendance clonale, et lorsque des clones sont identifiés, on ne les trouve qu’à quelques mètres de la tâche d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perturber la phase sexuée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La phase sexuée étant un événement de recombinaison important pour le mildiou, si on la perturbe, on peut espérer diminuer les capacités d’adaptation du mildiou et réduire l’intensité des épidémies en saison.<br>Des pistes se sont récemment ouvertes sur ce thème à la faveur de résultats de recherche. <em>« Le mildiou de la vigne est une espèce hétérothallique, c’est-à-dire que seul des individus de type sexuel différent peuvent s’accoupler et produire une descendance qui constitue l’inoculum de l’année suivante. Pour accomplir le cycle sexué, </em>poursuit François Delmotte, <em>les souches de mildiou communiquent</em> entre <em>elles via la production d’hormones qu’elles relarguent à l’extérieur. Cette hormone issue d’un précurseur, le phytol, contenu dans la plante, est reconnue par les récepteurs de la membrane de l’autre individu, qui à son tour la transforme légèrement et la relargue dans le milieu pour qu’elle soit recaptée par le premier individu. Récemment</em>, <em>nous avons fait une découverte majeure sur ce sujet en identifiant les gènes responsables du type sexuel chez le mildiou de la vigne, autrement dit, les gènes impliqués dans la transformation du phytol en hormone de reconnaissance sexuelle. Cette découverte, couplée à l’identification des hormones associées au type sexuel, ouvre</em> <em>la possibilité de perturber la reproduction sexuée. Un nouveau mode de lutte pourrait alors être imaginé, qui consisterait à mettre au point un procédé pour tromper le mildiou en saturant le milieu avec ces hormones spécifiques de la reconnaissance des types sexuels. Une sorte de confusion sexuelle du mildiou avant la phase sexuée pour tenter de perturber cette phase, ce qui devrait conduire à limiter l’intensité de l’épidémie de l’année. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="558" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel-1024x558.jpg" alt="" class="wp-image-4280" srcset="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel-1024x558.jpg 1024w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel-550x300.jpg 550w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel-768x418.jpg 768w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel-600x327.jpg 600w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P.-49-CycleMildiouPluriannuel.jpg 1175w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Supprimer l’inoculum primaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Supprimer les œufs avant qu’ils ne tombent au sol à l’automne est aussi voie de recherche. Y parvenir reviendrait à supprimer l’inoculum tant qu’il est dans les feuilles. L’effeuillage de la vigne est envisagé, avec la question de son automatisation, mais aussi celle de l’hygiénisation des feuilles par le compostage. La restitution de cette matière organique à la vigne puis l’évaluation des effets de ces mesures prophylactiques vis-à-vis de l’épidémie de l’année suivante sont aussi à étudier. Tout comme la détermination des facteurs physiologiques qui, dans la feuille, déclenchent cette reproduction, ou encore, l’impact de la défoliation tardive sur la physiologie de la vigne, sur la mise en réserve et sur la qualité de la récolte de l’année suivante. <em>« En supposant que de telles mesures permettent effectivement de diminuer la pression du mildiou par la suite, </em>poursuit François Delmotte, <em>cette piste pourrait alors ouvrir la porte à une utilisation plus importante en saison des méthodes alternatives, dont on connaît les limites en cas d’épidémies importantes. »</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-medium"><img decoding="async" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-50-Oospores-300x166.jpg" alt="" class="wp-image-4281"/><figcaption>Des oospores (oeufs d&rsquo;hiver) sur feuille morte, qui provoquent les premières contaminations<br><em>(crédit photo : INRAE)</em></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mieux connaître l’inoculum dans le sol</strong><strong></strong></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignright size-medium"><img decoding="async" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/P-50-Lencadre-224x300.jpg" alt="" class="wp-image-4283"/><figcaption><em>Contact : <a href="mailto:benoit.laurent@vignevin.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">benoit.laurent@vignevin.com</a></em></figcaption></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres recherches se concentrent aussi sur l’inoculum dans le sol. Le but étant de mettre au point un outil pour caractériser et quantifier cet inoculum dans le sol. Les facteurs étudiés ici sont la concentration et la répartition en oospores du sol avec l’idée de préciser une méthode d’échantillonnage représentative qui permettrait de définir une sorte de <em>« signal-mildiou » </em>marqueur du pouvoir de contamination pour une épidémie à  venir. <em>« Une dernière piste, très hypothétique, </em>conclut François Delmotte, <em>est aussi envisagée pour lutter contre les œufs dans le sol. Elle consisterait à analyser le microbiote associé aux œufs dans le sol et à rechercher d’éventuels micro-organismes antagonistes de ces œufs. L’idée pourrait être ainsi de favoriser la « prédation » des œufs par le microbiote du sol pour limiter la germination de l’année suivante. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br><br><br>Marie-Noëlle Charles</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau programme d’aide à la protection contre les aléas climatiques</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/un-nouveau-programme-daide-a-la-protection-contre-les-aleas-climatiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>FranceAgriMer met en œuvre un troisième programme d’aide aux investissements en exploitations pour la protection contre les aléas climatiques.Le dispositif sera ouvert à partir du 13 décembre 2021 et jusqu’au 31 décembre 2022, dans la limite des crédits disponibles. Une enveloppe financière est prévue à hauteur de 38 millions d’euros.La décision du 17 novembre 2021…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">FranceAgriMer met en œuvre un troisième programme d’aide aux investissements en exploitations pour la protection contre les aléas climatiques.<br>Le dispositif sera ouvert à partir du 13 décembre 2021 et jusqu’au 31 décembre 2022, dans la limite des crédits disponibles. Une enveloppe financière est prévue à hauteur de 38 millions d’euros.<br>La décision du 17 novembre 2021 précise les modalités d’attribution des aides.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Matériels neufs éligibles :</strong><br>&#8211; protection contre le gel ;<br>&#8211; protection contre la grêle ;<br>&#8211; protection contre la sécheresse ;<br>&#8211; protection contre le vent (cyclone, ouragan, tornade…).</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">La liste des matériels est précisée en annexe de la décision de FranceAgriMer en date du 17 novembre 2021, téléchargeable sur le site <a href="http://www.fgvb.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.<em>fgvb.fr</em></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>N.B. : Ne sont pas éligibles : le matériel d’occasion, la main-d’œuvre, les options</em> <em>et accessoires, les investissements déjà financés dans le cadre d’autres dispositifs d’aide.</em></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>Taux de l’aide</strong><br>&#8211; protection contre le gel ou contre la grêle : aide de 40 % du coût HT.<br>&#8211; protection contre la sécheresse et contre le vent, cyclone, ouragan, tornade : aide de 30 % du coût HT.<br>&#8211; Minimum de dépenses éligibles par demande : 2 000 euros HT du coût .<br>&#8211; Plafond de dépenses éligibles par demande : 150 000 euros HT (600 000 euros pour les CUMA).</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de base est majoré de 10 % pour les demandes portées par les entreprises où les nouveaux installés ou jeunes agriculteurs qui détiennent au moins 20 % du capital.</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La procédure d’instruction</strong><br>Une seule demande d’aide est possible, pouvant comprendre plusieurs matériels.<br>La demande d’aide avec devis détaillé chiffré et non signé sera à déposer sur la téléprocédure dédiée avant le 31 décembre 2022.</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">La demande d’aide est validée dans la téléprocédure et le demandeur reçoit par courriel un accusé réception valant autorisation d’achat (mais ne préjugeant pas de l’attribution de l’aide). À l’issue de l’instruction, FranceAgriMer établit : soit une décision d’octroi de l’aide si la demande est complète et éligible ; soit une décision de rejet si la demande est inéligible ou incomplète à la date limite de transmission des pièces.<br>La subvention sera versée après dépôt de la demande de paiement (avec facture acquittée) au plus tard 4 mois après la date de fin d’exécution, soit dans un délai maximum de 22 mois après l’autorisation d’achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Téléprocédure</strong> : </em><a href="http://www.franceagrimer.fr/Accompagner/Plan-de-relance-Agriculture-Plan-de-relance-Agriculteurs/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>www.franceagrimer.fr/Accompagner</em>/<em>Plan-de-relance-Agriculture-P</em>l<em>an-de-relance-Agriculteurs/</em></a></p>
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		<title>Constatation des cours des vins de la Gironde et du Bergeracois</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/constatation-des-cours-des-vins-de-la-gironde-et-du-bergeracois-11/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Dec 2021 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mois de Novembre 2021 Etablie le 21 novembre 2021 par les Courtiers Assermentés membres de la Commission de constatation des cours de la Gironde et du Bergeracois</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mois de Novembre 2021</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Etablie le 21 novembre 2021 par les Courtiers Assermentés membres de la Commission de constatation des cours de la Gironde et du Bergeracois </p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/UG_Decembre-21_Constatation-cours.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Contenu embarqué UG_Decembre-21_Constatation-cours.."></object><a href="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/UG_Decembre-21_Constatation-cours.pdf">UG_Decembre-21_Constatation-cours</a><a href="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/12/UG_Decembre-21_Constatation-cours.pdf" class="wp-block-file__button" download>Télécharger</a></div>
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		<title>Bordeaux, un attrait toujours renouvelé</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/bordeaux-un-attrait-toujours-renouvele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 09:31:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[#1193]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/?p=4260</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après une année éprouvante pour tous au plan climatique, avec une récolte trop faible pour nombre d’entre nous, la fin des vinifications a été accueillie avec soulagement. Nous pouvons maintenant nous consacrer aux actions commerciales. Je souhaite revenir sur plusieurs facteurs d’optimisme pour les mois à venir. La commercialisation des vins de Bordeaux est en…</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Après une année éprouvante pour tous au plan climatique, avec une récolte trop faible pour nombre d’entre nous, la fin des vinifications a été accueillie avec soulagement. Nous pouvons maintenant nous consacrer aux actions commerciales.<br><br>Je souhaite revenir sur plusieurs facteurs d’optimisme pour les mois à venir. La commercialisation des vins de Bordeaux est en progression, de 9 % sur un an à fin septembre pour 4,2 millions d’hl. Les prix du vrac, s’ils restent insuffisants, remontent avec en moyenne 1 100 € le tonneau de Bordeaux rouge (millésime 2020) en octobre.<br>Nos exportations montrent une belle dynamique avec une progression de 15 % sur un an et + 34 % en valeur avec, c’est à souligner, une croissance marquée sur les marchés moins valorisés comme l’Allemagne ou les Pays-Bas en Europe, et notamment la Corée du Sud en Asie.<br><br>Continuer à remonter la pente collectivement nécessite les efforts de chacun. Aussi je vous engage à participer aux différentes tournées des vins de Bordeaux qui seront organisées par le CIVB en 2022. Elles vous aideront à mettre en avant vos vins chez vos clients cavistes, restaurateurs ou distributeurs. Et nous devons rester optimistes car le contact direct avec les consommateurs montre que Bordeaux conserve une bonne image et des rapports qualité prix très attractifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contact direct, nous le vivons à chaque « portes ouvertes » dans nos appellations. Ces moments d’échanges humains, de convivialité, de dégustation, de pédagogie, nous montrent un attrait toujours renouvelé pour nos productions, pour notre métier, pour notre filière. La présence des jeunes adultes, soucieux de découvertes, exigeants, nous rassure : la confiance qui nous est accordée est vive, et elle est source de motivation pour consolider nos marchés existants et en conquérir de nouveaux.<br><br>En vous souhaitant de belles fêtes de fin d&rsquo;année.</p>
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