<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>#1181 Archives - Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
	<atom:link href="https://www.union-girondine.com/tag/1181/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.union-girondine.com/tag/1181/</link>
	<description>La revue du vignoble de Bordeaux</description>
	<lastBuildDate>Mon, 16 Nov 2020 15:46:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2025/01/logo-type-photo-de-profil-RS-100x100.webp</url>
	<title>#1181 Archives - Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
	<link>https://www.union-girondine.com/tag/1181/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Millésime 2020, une année hors norme</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/millesime-2020-une-annee-hors-norme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 15:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=3009</guid>

					<description><![CDATA[<p>Phénomènes climatiques parfois extrêmes, organisation des travaux printaniers au vignoble totalement repensée pendant&#160;le confinement, précocité de chaque stade végétatif de la vigne, été indien optimal&#8230; 2020 aura mis ceux qui l’ont façonné à très rude épreuve. Après un printemps bousculé, l’été dans&#160;le Bordelais a offert un climat idéal pour une évolution rapide des baies et…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/millesime-2020-une-annee-hors-norme/">Millésime 2020, une année hors norme</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Phénomènes climatiques parfois extrêmes, organisation des travaux printaniers au vignoble totalement repensée pendant&nbsp;le confinement, précocité de chaque stade végétatif de la vigne, été indien optimal&#8230;</p>



<p>2020 aura mis ceux qui l’ont façonné à très rude épreuve.</p>



<p>Après un printemps bousculé, l’été dans&nbsp;le Bordelais a offert un climat idéal pour une évolution rapide des baies et leur&nbsp;maturité. Les journées chaudes et les nuits fraîches des 15 premiers jours de septembre ont favorisé un état sanitaire sain et des&nbsp;conditions optimales, permettant d’atteindre&nbsp;de bons niveaux de maturité œnologique pour vendanger.</p>



<p>Le millésime 2020 se présente ainsi aujourd’hui sous les meilleurs auspices avec&nbsp;d’excellents vins en perspective. En termes&nbsp;de volume, malgré une certaine hétérogénéité au sein des AOC, la récolte 2020 de- vrait être légèrement inférieure à la moyenne décennale (pour rappel, moyenne décennale&nbsp;= 5 millions d’hectolitres).</p>



<p>Mars.&nbsp;Très pluvieux mais des températures et un ensoleillement conformes à la moyenne saisonnière.<br>À la vigne :&nbsp;l’hiver 2020, particulièrement&nbsp;doux, a accéléré le débourrement (dernière&nbsp;décade de mars) : il est près de 2 semaines&nbsp;plus tôt que la normale.</p>



<p>Avril.&nbsp;Très doux (moyenne des températures minimales la plus élevée des mois d’avril&nbsp;depuis 1920). Peu fréquentes jusqu’au 16, les précipitations sont ensuite quasi quotidiennes.</p>



<p>À la vigne :&nbsp;mi-avril, plusieurs orages, dont un&nbsp;très violent (le 17 avril) accompagné de grêle, ont touché les secteurs de l’Entre-deux-&nbsp;Mers, des Francs Côtes de Bordeaux, autour de Saint-Émilion et dans le Sauternais. Les dégâts sont importants mais très localisés.</p>



<p>Mai.&nbsp;Bien ensoleillé, très doux, le mois est toutefois marqué par des pluies abondantes les 13 premiers jours.<br>À la vigne :&nbsp;le mildiou a été cette année encore très agressif. La floraison s’est vue avancée de&nbsp;plus de 2 semaines par rapport à la normale,&nbsp;aux alentours du 20 mai. Les conditions&nbsp;météorologiques ont cependant permis une&nbsp;floraison homogène et une nouaison rapide&nbsp;et régulière.</p>



<p>Juin. Des pluies fréquentes et abondantes avec un ensoleillement faible, font de juin un mois compliqué.<br>À la vigne : aux précipitations du début du mois ont succédé des journées chaudes et sèches qui ont favorisé une bonne pousse de la vigne et des grappes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://www.union-girondine.com/wordpress/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-791x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3014" srcset="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-791x1024.jpg 791w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-425x550.jpg 425w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-768x994.jpg 768w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-1187x1536.jpg 1187w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-1583x2048.jpg 1583w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-1320x1708.jpg 1320w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1-600x776.jpg 600w, https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/tableau-climatologie-millesime-2020soleil-1.jpg 1700w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<p>Juillet.&nbsp;L’été démarre avec 24 jours chauds&nbsp;(&gt;25 °C) et 12 jours très chauds (&gt;30 °C). Le manque de précipitations est le plus&nbsp;marquant.</p>



<p>À la vigne&nbsp;: à l’image de la floraison, la véraison a aussi été précoce avec l’apparition des&nbsp;premières baies colorées dès la mi-juillet.</p>



<p>Août.&nbsp;Les températures moyennes sont une nouvelle fois supérieures aux normales.<br>À la vigne&nbsp;: début août, toutes les grappes&nbsp;étaient verrées, sous une chaleur parfois caniculaire mais sans signe de stress hydrique manifeste, sauf sur les plus jeunes parcelles. Les premiers coups de sécateurs ont démarré peu avant le 15 août avec les raisins destinés&nbsp;aux Crémants.</p>



<p>Septembre.&nbsp;15 premiers jours exceptionnels&nbsp;en termes d’ensoleillement, avant de laisser&nbsp;place à la pluie presque jusqu’à la fin du mois.&nbsp;À la vigne :&nbsp;de belles amplitudes thermiques,&nbsp;entre le jour et la nuit, ont permis d’atteindre&nbsp;une bonne maturité phénolique et ainsi de&nbsp;garantir le développement des arômes.</p>



<p>L’été indien a permis d’attendre la maturité optimum de chaque parcelle. Les vendanges,&nbsp;certes précoces, ont pu se préparer sereinement malgré le contexte sanitaire avec la COVID-19 qui impose la plus grande vigilance auprès des équipes.</p>



<p>L’équilibre entre alcool, acidité et tanins est ainsi au rendez-vous.<br>Les premiers coups de sécateurs sur les merlots, cépage le plus précoce, ont été&nbsp;donnés aux alentours du 5 septembre avant de se généraliser la semaine du 14 septembre&nbsp;avec les cabernets. La grande majorité des vignerons ont clôturé leurs vendanges avant&nbsp;le 30 septembre.</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/millesime-2020-une-annee-hors-norme/">Millésime 2020, une année hors norme</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Constatation des cours des vins de Gironde et du Bergeracois</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/constatation-des-cours-des-vins-de-gironde-et-du-bergeracois-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 15:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=3004</guid>

					<description><![CDATA[<p>Conseil National des Courtiers de Marchandises Assermentés CONSTATATION DES COURS DES VINS DE LA GIRONDE ET DU BERGERACOIS Mois d’octobre 2020établie le 19 octobre 2020&#160;par les Courtiers Assermentésmembres de la Commission de constatation des cours de la Gironde et du Bergeracois</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/constatation-des-cours-des-vins-de-gironde-et-du-bergeracois-7/">Constatation des cours des vins de Gironde et du Bergeracois</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center">Conseil National des Courtiers de Marchandises Assermentés</p>



<p class="has-text-align-center">CONSTATATION DES COURS DES VINS DE LA GIRONDE</p>



<p class="has-text-align-center">ET DU BERGERACOIS</p>



<p class="has-text-align-center">Mois d’octobre 2020<br>établie le 19 octobre 2020&nbsp;par les Courtiers Assermentés<br>membres de la Commission de constatation des cours de la Gironde et du Bergeracois</p>



<div class="wp-block-file"><a href="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/constatation_cours_11-20_ok_0-2.pdf">constatation_cours_11-20_ok_0-2</a><a href="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2021/03/constatation_cours_11-20_ok_0-2.pdf" class="wp-block-file__button" download>Télécharger</a></div>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/constatation-des-cours-des-vins-de-gironde-et-du-bergeracois-7/">Constatation des cours des vins de Gironde et du Bergeracois</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le réseau Gaïa veut agir pour les femmes du monde agricole</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/le-reseau-gaia-veut-agir-pour-les-femmes-du-monde-agricole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 14:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=3000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 15 octobre, à l’occasion&#160;de la Journée internationale des&#160;femmes rurales, une soixantaine de femmes étaient réunies au Château Luchey-Halde pour le lancement du réseau Gaïa, qui a&#160;pour objectifs l’échange, l’entraide et une meilleure représentativité&#160;des femmes au sein des structures&#160;du monde agricole. Sabine Brun-Rageul, directrice de Bordeaux Sciences Agro, et Lydia Héraud, conseillère régionale en charge…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/le-reseau-gaia-veut-agir-pour-les-femmes-du-monde-agricole/">Le réseau Gaïa veut agir pour les femmes du monde agricole</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 15 octobre, à l’occasion&nbsp;de la Journée internationale des&nbsp;femmes rurales, une soixantaine de femmes étaient réunies au Château Luchey-Halde pour le lancement du réseau Gaïa, qui a&nbsp;pour objectifs l’échange, l’entraide et une meilleure représentativité&nbsp;des femmes au sein des structures&nbsp;du monde agricole.</p>



<p>Sabine Brun-Rageul, directrice de Bordeaux Sciences Agro, et Lydia Héraud, conseillère régionale en charge des vins et spiritueux, ont eu l’idée de ce réseau après la tenue d’un événement, frappées par le manque de parité&nbsp;sur la scène, où ne figuraient que des costumes sombres.&nbsp;« Les femmes sont sous-repré-&nbsp;sentées dans le monde de la coopération agricole,&nbsp;a souligné Lydia Héraud.&nbsp;De 30 à 40 %&nbsp;des exploitations sont tenues par des femmes, mais elles ne représentent que 7 % dans les conseils d’administration. Et puis, dans les rencontres et colloques, les experts sont rarement des expertes. Il faut donner de la visibilité aux femmes qui ont une expertise dans leur domaine. » « Nous sommes aussi parties du constat que les femmes sont finalement peu impliqués, au contraire de leurs homologues masculins, dans les réseaux, qui sont moins perçus comme des leviers de carrière, d’entraide, de possibilité de prendre la parole ou sa place »,&nbsp;a poursuivi Sabine Brun-Rageul.</p>



<p>Le réseau Gaïa &#8211; la Terre dans la mythologie grecque &#8211; veut donc favoriser les rencontres et les échanges d’expérience, dans un climat de partage et de bienveillance. Comme celui qui régnait avec évidence durant cet&nbsp;après-midi, rythmé par des animations et&nbsp;ateliers. Des axes de travail ont été proposés, avec un groupe sororité &#8211; l’équivalent féminin de la fraternité &#8211; basé sur l’entraide,&nbsp;un groupe formation et développement personnel, ainsi qu’un groupe de réfléxion sur la&nbsp;place des femmes dans le monde agricole, amené à sensibiliser les pouvoirs publics à&nbsp;cette thématique.</p>



<p>Le réseau, qui a vocation à se déployer sur tout le territoire de Nouvelle-Aquitiane,&nbsp;organisera une à deux fois par an des temps de rencontre régionaux avec conférence,&nbsp;coaching collectif&#8230; Il est ouvert à toutes les&nbsp;femmes du monde agricole, agro-alimentaire et forêt-bois de la Région : agricultrices, élues, salariées de structures agricoles, représen-</p>



<p>tantes d’organisations professionnelles, chefs&nbsp;d’entreprise, enseignantes, chercheuses&#8230;</p>



<p>Participant à la table-ronde qui a conclu&nbsp;l’après-midi, Fabienne Buccio, préfète de Gironde et Préfète de Nouvelle-Aquitaine, avait tenu à être présente pour soutenir le projet.&nbsp;« Les femmes ont toujours eu une place prépondérante en agriculture, mais bien souvent derrière l’homme. J’ai vu ce qu’elles lui ont apporté, en termes de modernisation, d’ouverture d’esprit, de nouvelles techniques. »&nbsp;Un conseil&nbsp;à retenir a résumé les échanges :&nbsp;« N’attendez pas qu’on vous donne des responsibilités, demandez-les ».</p>



<p>Cécile Poursac</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/le-reseau-gaia-veut-agir-pour-les-femmes-du-monde-agricole/">Le réseau Gaïa veut agir pour les femmes du monde agricole</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Xavier Planty : « Je ne travaille pas mon sol et ma vigne se porte très bien »</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/xavier-planty-je-ne-travaille-pas-mon-sol-et-ma-vigne-se-porte-tres-bien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 14:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Technique]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=2994</guid>

					<description><![CDATA[<p>Xavier Planty a engagé une évolution&#160;culturale voici plusieurs années. Il ne travaille plus son sol, et veille à&#160;développer la matière organique. Il&#160;l’admet avec le sourire et un brin de&#160;provocation : « c’est une agriculture de fainéant ».&#160;Mais il constate « zéro érosion » lors des&#160;pluies d’orage, une résistance à la sécheresse de son sol, et…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/xavier-planty-je-ne-travaille-pas-mon-sol-et-ma-vigne-se-porte-tres-bien/">Xavier Planty : « Je ne travaille pas mon sol et ma vigne se porte très bien »</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Xavier Planty a engagé une évolution&nbsp;culturale voici plusieurs années. Il ne travaille plus son sol, et veille à&nbsp;développer la matière organique. Il&nbsp;l’admet avec le sourire et un brin de&nbsp;provocation : « c’est une agriculture de fainéant ».&nbsp;Mais il constate « zéro érosion » lors des&nbsp;pluies d’orage, une résistance à la sécheresse de son sol, et ses vignes ont&nbsp;de bons rendements. Il estime que penser le sol en termes de fertilité est un&nbsp;des fondamentaux de l’agroécologie.</p>



<p>«&nbsp;La base de tout système de production, et c’est la base de la vie sur terre, est de posséder une terre fertile et vivante ! »&nbsp;Xavier Planty, vigneron en biodynamie en Sauternais a le verbe haut et aime jongler entre joutes oratoires et pieds dans la terre. Tandis qu’il&nbsp;marche au milieu de ses vignes à Castillon- de-Castets, il se baisse pour écarter la&nbsp;végétation qui couvre le sol.</p>



<p>« Après guerre, on avait 5 % de la masse du premier horizon des sols en matière organique. Aujourd’hui, nous sommes souvent à moins de 2 %. Cette chute date des années 50. Cet effondrement de la matière organique provoque un effondrement de la vie dans les sol, il est lié à deux phénomènes : le labour et le travail du sol trop intensif. Dès qu’un sol est nu, il est stérilisé par les rayons du soleil. Quand on bine ou que l’on sarcle, à chaque fois, on crée un espace pour que le soleil puisse assécher le sol. En désherbant, vous mettez le sol à nu et vous le tuez. »</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">« Chaque brin d’herbe nous rapporte du fric »</span></strong></p>



<p>Xavier Planty ne se fait pas un adversaire&nbsp;du soleil, mais il estime qu’il faut gérer sa puissance énergétique pour nourrir le sol et&nbsp;non pour l’appauvrir.&nbsp;« Je garde à l’esprit qu’à chaque situation, il y aura une solution particulière. En stockant cette énergie solaire, dans l’herbe ou le végétal, on participe à la photosynthèse. Il faut garder à l’esprit que chaque brin d’herbe nous rapporte du fric ! »&nbsp;Ce concept, qui à nombre de viticulteurs va paraître iconoclaste, Xavier Planty l’a forgé au fil du temps.</p>



<p>Il reconnaît avec un sourire en coin qu’au&nbsp;début de sa carrière, il fonctionnait autrement :&nbsp;« Quand je suis arrivé à Guiraud, j’étais un chimiste. Mes sols étaient aussi propres que le carrelage de ma cuisine&#8230; »</p>



<p>Qu’est-ce qui a poussé le vigneron à s’interroger ?&nbsp;« Celui qui m’a fait prendre conscience de tout cela est un chercheur de Bordeaux, Maarten Van Helden, aujourd’hui en Australie. J’ai arrêté de tondre mes allées, j’ai diminué en profondeur mes labours. Puis j’ai laissé l’herbe pousser sur l’ensemble des parcelles. Avec le temps, j’ai replanté 10 kilomètres de haies avec des arbres adaptés à la région. Et j’ai même recréé des zones humides. Il m’a fallu 10 ans pour engager cette conversion de la préservation de mon sol. Et j’ai des parcelles sur lesquelles, je peine encore à réussir. Je constate que c’est plus facile de réengager de la vie sur des vignes larges, que sur des vignes avec des écarts de un mètre. »</p>



<p>Cela commence au lendemain des vendanges. Les feuilles vont se déposer au sol, participant au cycle de la dégradation du végétal, et devenant matière organique. Lors&nbsp;de la taille,&nbsp;« je ne broie pas les sarments. Je les laisse au milieu du rang. »</p>



<p>Ensuite, jusqu’au printemps, Xavier Planty&nbsp;laisse les herbes pousser :&nbsp;« Il faut réaliser qu’elles peuvent monter à 60 centimètres. À ce moment-là, avec le rouleau, je viens les coucher au milieu du rang. »&nbsp;Il estime que de&nbsp;« septembre à mai, on a neuf mois d’énergie pour faire pousser de l’herbe. En neuf mois, nous parvenons à accumuler 8 tonnes de matière sèche à l’hectare. Le sol doit être nourri, le sol doit avoir à manger. Non avec des éléments chimiques ou du compost, mais avec une alimentation diversifiée. Cette alimentation diversifiée pour le sol, c’est d’une part du tendre (de l’herbe en général), et du dur (les sarments, les rafles). »</p>



<p>Xavier Planty est intarissable quand il rentre&nbsp;dans les détails :&nbsp;« Le dur, c’est tout ce qui est lignifié. Toute cette partie-là est digérée par les champignons et le réseau micellaire sur le sol et hors du sol. Il peut s’agir d’éléments complexes qui jouent le rôle d’antibiotiques. »</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">Le ver de terre, un allié à préserver</span></strong></p>



<p>Il marque un temps d’arrêt, appelle son&nbsp;chien et rembraye :&nbsp;« Il y a dans le sol des êtres exceptionnels que sont les vers de terre. Les- quels sont capables de construire des galeries incroyables. Une population normale de vers de terre va transporter 270 kg de terre par vers et par an. On a des milliers de tonnes qui vont aérer le sol sur l’équivalent de 4 000 kilomètres de galeries à l’hectare. Aucun engin agricole n’est à même de le faire. Et tout ça, c’est gratos ! Ces galeries sont tapissées de bactéries issues du mucus des vers de terre. Le ver de terre est un fixateur naturel de l’azote dans le sol. Un azote qu’il va restituer naturellement à la plante en 40 jours. »</p>



<p>Xavier Planty passe la main dans le sol. Un&nbsp;champignon s’élance entre des sarments en décomposition.&nbsp;« Vous me ferez penser à vous donner les références du livre de Marcel Bouché, Des vers de terre et des hommes. »&nbsp;Si le vigneron lit ?&nbsp;« Beaucoup, je n’ai pas de mérite, j’adore lire. »</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">Penser d’abord au sol</span></strong></p>



<p>Il s’exprime alors comme un défenseur de l’agroécologie :&nbsp;« Si la population de vers de terre s’effondre, le sol se tasse, et donc l’eau n’y pénètre plus. Un sol riche en vers de terre va stocker 60 % d’eau en plus. Les vers de terre vont régler les niveaux d’eau dans les sols. Ce sont nos meilleurs alliés en cas de sécheresse. »</p>



<p>Avoir un sol riche en matière organique, en végétation, et un sous-sol riche en vers de terre est pour lui l’atout majeur face aux aléas climatique :&nbsp;« Face à une pluie d’orage, j’ai zéro érosion. Et en cas de sécheresse, mon sol régule ses besoins en eau. »</p>



<p>Pour Xavier Planty, à la vigne,&nbsp;« il n’y a pas de concurrence dans le monde vivant végétal et il n’y a pas de mauvaise herbe. »&nbsp;Il observe&nbsp;les étapes entre le sol et le sous-sol, et les équilibres que la nature engage année après année :&nbsp;« Cette année, j’ai beaucoup de trèfles, cela fixe l’azote. Les vers de terre mangent cet azote et l’emmagasinent en profondeur, laquelle va être restituée dans la durée via les réseaux micellaires sous-terrain. Et je constate que quand j’ai une séquence de trèfles, deux ou trois ans après, j’ai des véroniques qui ont la particularité d’ingurgiter l’ammoniac que remontent les vers de terre. »</p>



<p>Selon Xavier Planty, ce couvert végétal naturel, un sol entretenu par les vers de terre&nbsp;est aussi bénéfique pour sa vigne :&nbsp;« Les premières années, on observe une baisse des rendements, et ensuite, ils repartent à la hausse. Un ami à Saint-Émilion m’a dit que depuis qu’il appliquait cette méthode, ses rendements avaient augmenté de 30 %. Mais il faut laisser le temps pour que le système se mette en place. »</p>



<p>Il mesure aussi que « ce qui est vrai sur ces parcelles n’est pas vrai partout. Ce n’est pas un modèle unique. Et c’est à chaque agriculteur de s’adapter. »&nbsp;Mais il ne cache pas son plaisir en&nbsp;découvrant une limace à l’abri de la lumière :&nbsp;« Un chercheur m’a dit que c’était un partenaire qui se régalait des œufs d’hiver de mildiou (oos- pores) ».&nbsp;Ce qui ne l’empêche pas de traiter ses&nbsp;vignes comme tout viticulteur en biodynamie.</p>



<p>« Vous pouvez l’écrire, ce que je préconise est une agriculture de fainéant. Mais s’il est une valeur fondamentale que je défends, c’est cette fertilité du sol. Un sol fertile s’équilibre seul. Envoyer des viticulteurs en culture biologique sans aborder ce point fondamental, c’est les envoyer au casse-pipe ! »</p>



<p>E.D.</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/xavier-planty-je-ne-travaille-pas-mon-sol-et-ma-vigne-se-porte-tres-bien/">Xavier Planty : « Je ne travaille pas mon sol et ma vigne se porte très bien »</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Yes We Wine, une application qui éclaire sur les critères de dégustation</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/yes-we-wine-une-application-qui-eclaire-sur-les-criteres-de-degustation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 14:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=2997</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une jeune start-up bordelaise&#160;a mis au point une application&#160;gratuite qui aide les dégustateurs professionnels et amateurs&#160;dans leurs prises de notes&#160;de dégustations.&#160;Et qui a l’avantage d’éclairer&#160;vignerons, les appellations,&#160;les négociants, sur les critères&#160;d’appréciations, en fonction&#160; «&#160;Lors des Primeurs ou de Vinexpo, nous observions toujours les dégustateurs avec un téléphone portable d’une main, et leur carnet de notes…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/yes-we-wine-une-application-qui-eclaire-sur-les-criteres-de-degustation/">Yes We Wine, une application qui éclaire sur les critères de dégustation</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une jeune start-up bordelaise&nbsp;a mis au point une application&nbsp;gratuite qui aide les dégustateurs professionnels et amateurs&nbsp;dans leurs prises de notes&nbsp;de dégustations.&nbsp;Et qui a l’avantage d’éclairer&nbsp;vignerons, les appellations,&nbsp;les négociants, sur les critères&nbsp;d’appréciations, en fonction&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Lors des Primeurs ou de Vinexpo, nous observions toujours les dégustateurs avec un téléphone portable d’une main, et leur carnet de notes de l’autre,&nbsp;sourit Vincent Pichot.&nbsp;L’idée&nbsp;nous est alors venue de créer une application qui permette aux dégustateurs lors des salons&nbsp;d’enregistrer leurs notes et commentaires, et de&nbsp;les exporter par exemple sur des fichiers Excel&nbsp;en rentrant au bureau, de façon à les classer. »</p>



<p>Vincent Pichot y voit aussi un outil colla-&nbsp;boratif.&nbsp;« Souvent, les acheteurs se rendent en équipe sur un salon. L’outil leur permet donc de&nbsp;fusionner leurs commentaires et d’avoir une vision globale de leur prospection. »</p>



<p>Avec l’équipe de Yes We Wine, l’application a été réfléchie pour plusieurs cibles : les dégustateurs, les acheteurs, les structures d’enseignement pour l’éveil œnologique et bien sûr le secteur de la production.</p>



<p>La phase de dégustation.&nbsp;Le dégustateur prend son smartphone en main, et il sélectionne le vin qu’il va déguster.&nbsp;« Nous avons développé un fichier avec plus de 100 000 vins. Mais nous observons qu’il en manque. Nous&nbsp;avons des sommeliers en France et à l’étranger qui nous font remarquer qu’il manque tel ou tel château, et chaque jour, nous faisons évoluer&nbsp;notre fichier. »</p>



<p>L’outil permet de donner des éléments visuels sur le vin, puis des éléments olfactifs (parfums, intensité), et enfin des éléments gustatifs (saveurs dominantes en bouche, intensité en bouche, longueur en bouche, balance &#8211; acidité, tannins, alcool). Et au final d’attribuer une note globale de 1 à 10, la-&nbsp;quelle peut aussi recevoir des commentaires personnalisés.</p>



<p>« Dans un premier temps, l’application demandait au dégustateur de noter sur son smartphone les appréciations personnalisées pour un&nbsp;vin. Mais comme le dégustateur a un verre dans&nbsp;l’autre main&#8230; »&nbsp;L’outil propose aujourd’hui au dégustateur une fonction vocale, qui lui permet de dicter son appréciation, laquelle est retranscrite à l’écran.</p>



<p>Le mode masterclass.&nbsp;L’autre usage de l’application est de fonctionner pour un groupe. L’animateur rentre les vins qui vont être dégustés. Et à l’issue de la phase de dégustation, cela permet de superposer les analyses, pour découvrir d’un seul coup les points ap-&nbsp;préciation d’un vin.</p>



<p>« Nous avons mené un test de l’application avec des personnes passant leur WSET à Shanghai en Chine,&nbsp;explique Vincent Pichot.&nbsp;L’application a été très appréciée. »</p>



<p>L’enjeu des données.&nbsp;Ce qui a guidé les concepteurs de cette application est que l’on peut&nbsp;« comparer les critères de dégustation, que&nbsp;l’on soit en France, mais aussi dans n’importe quel pays. Un dégustateur peut ainsi comparer plusieurs millésimes avec son smartphone, qu’il déguste en primeur ou sur un millésime plus ancien. »</p>



<p>Quand les gens s’inscrivent sur l’application, ils doivent renseigner leurs qualités : acheteurs, courtier, journaliste, amateur, etc.&nbsp;« La géolocalisation est proposée quand on télécharge l’application,&nbsp;explique Vincent Pichot.&nbsp;Mais si elle n’est pas activée, on peut avoir des lectures d’appréciation en fonction de la nationalité de l’utilisateur. »&nbsp;On peut donc analyser, pour un même vin, ce qui va le plus marqué les dégustateurs, en fonction de leur implantation, de leur nationalité, de leurs fonctions.</p>



<p>L’application est 100 % gratuite.&nbsp;« Nous&nbsp;l’avons lancé sur l’Apple store en janvier, et sur Android en septembre, et nous avons déjà plus&nbsp;de 2 500 utilisateurs. »&nbsp;Si le téléchargement est gratuit, l’exploitation des données, ou&nbsp;data, est accessible par des modules d’abonnements payants. Celles-ci sont des indicateurs précieux pour les acteurs de la production, de la distribution, ou des interprofessions pour décrypter les critères d’appréciation en fonction des marchés.</p>



<p>« Nous avons intérêt à avoir beaucoup de téléchargements,&nbsp;souligne Vincent Pichot,&nbsp;mais ce qui nous importe surtout est d’avoir des données&nbsp;qualifiées pour les producteurs ou négociants. »</p>



<p>E. D</p>



<p>Yes We Wine : www.yeswewine.fr&nbsp;</p>



<p>Tél. 06 52 62 45 56.</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/yes-we-wine-une-application-qui-eclaire-sur-les-criteres-de-degustation/">Yes We Wine, une application qui éclaire sur les critères de dégustation</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Xavier Coumau : « Les courtiers assurent 70 à 80 % du marché »</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/xavier-coumau-les-courtiers-assurent-70-a-80-du-marche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 14:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=2991</guid>

					<description><![CDATA[<p>Xavier Coumau a quitté la présidence du syndicat des courtiers&#160;de Bordeaux, de la Gironde et du Sud Ouest après dix ans de mandat.&#160;Si le métier s’est adapté, et attend encore des évolutions légales,il demeure un acteur incontournable de la filière pour alimenter&#160;les marchés du négoce. Xavier Coumau est un homme pressé. Courtier depuis plus de…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/xavier-coumau-les-courtiers-assurent-70-a-80-du-marche/">Xavier Coumau : « Les courtiers assurent 70 à 80 % du marché »</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Xavier Coumau a quitté la présidence du syndicat des courtiers&nbsp;de Bordeaux, de la Gironde et du Sud Ouest après dix ans de mandat.&nbsp;Si le métier s’est adapté, et attend encore des évolutions légales,<br>il demeure un acteur incontournable de la filière pour alimenter&nbsp;les marchés du négoce.</p>



<p>Xavier Coumau est un homme pressé. Courtier depuis plus de 25 ans, il sillonne l’est de la Gironde de Sauveterre à Sainte-Foy-la-Grande.&nbsp;«On dit souvent d’un courtier que son principal bureau est sa voiture. Il y a des courtiers de Gironde qui font 70 000 kilomètres dans l’année. »&nbsp;Il regarde son écran d’ordinateur :&nbsp;« Je vous demande un instant, je dois répondre à la demande d’un négociant. »</p>



<p><strong>&nbsp;Xavier Coumau, vous quittez la présidence du syndicat des courtiers de Bordeaux et de la Gironde. Cédric Roureau a été élu à votre suite&nbsp;(lire page 22). Comment évolue votre métier ?&nbsp;</strong></p>



<p>À Bordeaux, nous avons deux figures de courtiers bien différentes.&nbsp;Le « courtier de campagne » assure beaucoup de dégustations, fait une sélection de cuves de qualité. Nous avons aussi un rôle de conseil auprès du vigneron et de l’œnologue pour signaler les attentes du marché indiquées par le négoce.&nbsp;Le « courtier grands crus » est davantage dans la préconisation des acheteurs en fonction des destinations possibles. Il intervient dans les achats de bouteilles pour le négoce</p>



<p><strong>Quelles sont les qualités principales d’un courtier ?</strong></p>



<p>De bonnes connaissances du vin. Certains courtiers sont œnologues de formation. Mais rien ne vaut le terrain. La dégustation est un exercice de mémoire. C’est un métier qui demande de la discrétion, de la curiosité, d’être en éveil. S’il n’y avait ce stress de trouver des acheteurs pour les vendeurs, vivre le plaisir de la dégustation, découvrir une cuve, participer à sa mise sur le marché, c’est un bonheur !</p>



<p><strong>Vous êtes des acteurs discrets et peu nombreux ?</strong></p>



<p>En France, nous sommes à peu près 300 courtiers en vins et spiritueux. Sur Bordeaux, nous sommes une petite centaine : 90 en activité, et 73 adhérents au syndicat. Le courtage est important là où il y a une implantation forte du négoce. En Val de Loire ou en Languedoc, le négoce est moins présent, et le courtage y est donc moindre. &nbsp;Le courtier est une femme ou un homme de l’ombre. Autrefois, l’activité était constituée de solitaires, secondés par leurs épouses pour la partie comptable et administrative. Aujourd’hui, nous avons des bureaux de 10 à 15 courtiers qui assurent courtage de campagne et de grands crus.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">  » Le marché du vrac a connu une révolution en dix ans « </span></strong></p>



<p><strong>Quelle est votre mission principale ?</strong></p>



<p>Nous sommes les garants moraux d’une transaction entre un viticulteur et un négociant. Nous avons pour habitude de dire : « La parole vaut l’homme, sinon, l’homme ne vaut rien. » C’est pour cela que notre signature fait foi et est reconnue par les tribunaux.</p>



<p>Le courtier de campagne par exemple repère les vins qu’il a dégustés tout au long de leur évolution. Il les mémorise. Quand un négociant le sollicite, il intervient dans la négociation avec le viticulteur. L’intérêt du courtage, est cette négociation à trois, et de parvenir à un accord.</p>



<p>Cela ne peut fonctionner que si le courtier est indépendant. Ce qui fait notre force, c’est notre indépendance. Et si nous voulons durer dans le temps, il faut que les deux parties que l’on a mises en relation y gagnent. »</p>



<p><strong>Comment regardez-vous cette volonté de contrats entre acheteurs et vendeurs ?</strong></p>



<p>On nous parle de contractualisation de la relation. Je le conçois. Mais il vaut mieux un bon courtier qu’un contrat avec des clauses restrictives qui soient source de conflits. À Bordeaux, le courtier assure des contrats moraux, et permet une souplesse des relations dans le temps.</p>



<p>On ne prend pas de risque, nous ne portons pas de stocks. Nous sécurisons les risques des acheteurs. Et quand une transaction est assurée via un courtier, il est très très rare qu’elle fasse l’objet d’un contentieux. De ce fait, nous sommes aussi une garantie pour le vendeur.</p>



<p><strong>Pourquoi le négoce continue-t-il d’utiliser vos services dans la prospection et ne l’assure-t-il pas lui-même ?</strong></p>



<p>Il pourrait le faire. Mais à 70 courtiers, nous connaissons la production des 6 000 viticulteurs de Gironde, nous sommes allés dans toutes les propriétés. Nous avons goûté des milliers de vins. Nous connaissons le marché. Si un négociant veut se doter d’un tel réseau, cela lui coûtera très cher. Alors que nous sommes des salariés qui ne coûtent que 2 % de la transaction à l’acheteur.</p>



<p>&nbsp;Vous êtes rémunérés à la commission, donc vous avez intérêt à ce que le prix de vente soit élevé. Aujourd’hui, entre prix bas et baisse de volume, comment s’en sortent les courtiers ?</p>



<p>Cette année, entre la crise que connait Bordeaux, et la baisse des ventes liée au Covid, nous avons des courtiers qui enregistrent des baisses de chiffre d’affaires de &#8211; 30, &#8211; 40, voire &#8211; 50 %. Le négoce a moins acheté, et il a pu un peu déstocker.</p>



<p>Si les courtiers grands crus s’en sortent, les courtiers de campagne sont mis à mal. La particularité de notre métier est que nous ressentons tout de suite les effets du marché.</p>



<p>Nous sommes toujours dans l’obligation de trouver des solutions. En 2020 par exemple, j’ai vendu beaucoup de moût. Je ne l’avais jamais fait en 25 ans. Cette adaptabilité fait notre force. Mais pour parvenir à s’en sortir, il faut disposer d’un carnet d’adresses en amont et en aval.</p>



<p><strong>Votre profession, qui est au contact immédiat de la viticulture et du négoce, est un véritable thermomètre de la filière. Comment analysez-vous ce « Bordeaux bashing » qui a touché le vignoble ?</strong></p>



<p>Cette crise que nous traversons, ceux qui ont 70 ans ou davantage nous disent que ce n’était pas aussi difficile dans les années 1972-1975. Ce Bordeaux bashing, c’est inédit. Ce n’est pas venu d’un coup. Cela nous a impactés à partir de 2016. Nous étions très forts sur la grande distribution, très forts pour répondre à la demande des retraités. Et ces deux marchés ont souffert.</p>



<p>Le consommateur recherche aujourd’hui de la découverte, des pépites. Le système de l’AOC donne un cadre classique. Et ceux qui expérimentent sortent parfois du cadre. Nous assistons donc à une multitude d’initiatives que le négoce a plus de mal à s’approprier.</p>



<p>Face à la crise, on voit que le terrain réagit, parfois en ordre dispersé, et que pour autant ces initiatives font face à une certaine inertie. Le vignoble est composé d’une somme de 6 000 artisans sur 112 000 hectares. Vous pouvez avoir de la réactivité dispersée, mais l’ensemble est un véritable paquebot. Les virages demandent du temps.</p>



<p><strong>Vous êtes spécialisé dans le vrac, ce segment semble souffrir davantage que les autres. Vous avez une explication ?</strong></p>



<p>Sur les grands crus, il y a un respect des usages. Les négociants sont établis depuis des décennies. Mais sur le marché du vrac, il s’est opéré une révolution en dix ans. Il y avait 10 ou 15 négociants qui faisaient 80 à 85 % du marché. Quand deux ou trois s’engageaient, les autres suivaient la tendance.</p>



<p>Les caves coopératives se sont positionnées sur ce marché. Et à la même période, des vignerons avec d’importantes superficies ont aussi pris des cartes de négoce et se sont invités sur le marché.</p>



<p>Cela a eu pour effet de démultiplier le nombre d’acteurs sur Bordeaux. La stabilité des relations que le négoce avait avec ses acheteurs a été bousculée. Et tout le monde s’est mis à tout faire.</p>



<p><strong><span class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"> » Des sources d’optimisme Bordeaux en possède « </span></strong></p>



<p>Il ne faut pas croire que cette attitude est propre à la viticulture, c’est le reflet de la société. À la même période, les banquiers se sont mis à vendre des assurances et les assurances des produits financiers.</p>



<p>Résultat, la visibilité du marché du vrac s’est assombrie plutôt que de s’éclairer. Et les courtiers dans tout cela ? Ils se sont adaptés. Les caves sollicitent aussi leur action sur certains marchés.</p>



<p><strong>Comment voyez-vous évoluer le marché, et quels sont ses atouts ?</strong></p>



<p>Il n’y a pas un modèle gagnant. Certains font 100 % de leurs ventes en distribution propre. D’autres, 100 % via le négoce. Mais il y a une réalité : beaucoup, proche de la retraite, vendent 100 % en vrac. Et ce modèle, j’ai peur qu’il ait peu d’avenir. Sans doute faut-il mixer ses productions : un peu de bouteille, un peu de vrac.</p>



<p>Sur les sources d’optimisme, Bordeaux en possède. Il y a de très bons blancs, qui hélas ne sont pas sur les tables locales. En rouge, Bordeaux produit de superbes vins sans sulfite. On sent un respect du raisin, et quand on le fait goûter aux personnes novices ou qualifiées, on observe les réactions positives. Sur ce créneau, il y a de belles perspectives.</p>



<p><strong>&nbsp;Comment imaginez-vous l’avenir de votre profession ?</strong></p>



<p>Quand j’ai commencé, voici 25 ans, mon père me racontait que son père et son grand-père disaient que c’était un métier qui allait disparaître…</p>



<p>Si nous nous adaptons à cette évolution du marché, nous avons encore toute notre place. Nous étions en attente depuis 2015 d’un décret du gouvernement pour permettre l’examen de courtier. Lequel a enfin été publié le 15 octobre au Journal officiel. Des courtiers ne pouvaient partir en retraite faute de repreneurs diplômés. Et ceux qui envisagent ce métier sont salariés de cabinet de courtage faute d’examen. Cet arrêté va permettre un renouvellement de génération.</p>



<p>Propos recueillis par&nbsp;&nbsp;Emmanuel Danielou</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/xavier-coumau-les-courtiers-assurent-70-a-80-du-marche/">Xavier Coumau : « Les courtiers assurent 70 à 80 % du marché »</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Numéro #1181 &#8211; Novembre 2020</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/numero-1181-novembre-2020/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2020 10:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[#1181]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.union-girondine.com/wordpress/?p=2906</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bordeaux évolue, l&#8217;Union Girondine aussi Quatre-vingt-dix-neuf ans. L&#8217;Union Girondine des Vins de Bordeaux aura 99 ans dans quelques semaines et pourtant, le magazine, référence de l&#8217;information viticole en Gironde, évolue. Faut-il s&#8217;en étonner ? Pas du tout. Notre vignoble est plus que millénaire, et chaque génération, chaque épreuve économique ou environnementale nous oblige à le…</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/numero-1181-novembre-2020/">Numéro #1181 &#8211; Novembre 2020</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Bordeaux évolue, l&rsquo;Union Girondine aussi</strong></p>



<p>Quatre-vingt-dix-neuf ans. L&rsquo;Union Girondine des Vins de Bordeaux aura 99 ans dans quelques semaines et pourtant, le magazine, référence de l&rsquo;information viticole en Gironde, évolue.</p>



<p>Faut-il s&rsquo;en étonner ? Pas du tout. Notre vignoble est plus que millénaire, et chaque génération, chaque épreuve économique ou environnementale nous oblige à le réinventer.&nbsp;</p>



<p>Dans ces moments difficiles que nous traversons, dans les obstacles à la commercialisation que nous rencontrons (confinement, couvre-feu,&nbsp;taxes), il nous faut garder le lien continuer d&rsquo;échanger dans la sérénité. L&rsquo;Union Girondine est notre lien, une source d&rsquo;information, et aussi, pour l&rsquo;ensemble de nos appellations et des acteurs qui les composent, une capacité d&rsquo;expression sur nos pratiques, nos actions et nos initiatives.</p>



<p>Mais la capacité à surmonter les épreuves ne trouve de sens que dans la solidarité et le mouvement collectif. Il est des actes qui aujourd&rsquo;hui vont dans le sens de cet esprit collectif qui nous anime.</p>



<p>Les députés ont voté un allégement de charges de nos entreprises, en fonction des degrés de perte de chiffres d&rsquo;affaires. Nous souhaitons que le gouvernement entende le message des parlementaires qui sont élus de nos terroirs, et qui sont à l&rsquo;écoute des difficultés que traverse notre filière.</p>



<p>Le conseil spécialisé de France AgriMer vient de valider une aide au stockage de 40M€ pour 6 et 8 mois, à partir de 100 hectolitres.&nbsp;</p>



<p>Le Parlement européen a voté la prolongation des autorisations de plantations au-delà de 2030. Et accepte ainsi que nos appellations d&rsquo;origine contrôlées puissent, collectivement, adapter les productions à la demande.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes en Gironde 6000 viticulteurs, 45 appellations. Nos différences sont notre fierté, mais notre unité demeure notre force. Aujourd&rsquo;hui plus encore, gardons&nbsp;le lien.&nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/numero-1181-novembre-2020/">Numéro #1181 &#8211; Novembre 2020</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
