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	<title>cecile.poursac@union-girondine.com, Author at Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
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	<description>La revue du vignoble de Bordeaux</description>
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	<title>cecile.poursac@union-girondine.com, Author at Union Girondine des Vins de Bordeaux</title>
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	<item>
		<title>Bordeaux Fête le Vin : 5 nouveautés à découvrir en 2025</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/bordeaux-fete-le-vin-en-version-revisitee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Bordeaux Fête le Vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rendez-vous annuel des professionnels avec le grand public, Bordeaux Fête le Vin se déroulera du 19 au 22 juin, sur les quais de Garonne. Cette année, la formule se renouvelle avec des Pass plus flexibles pour s&#8217;adapter aux attentes des consommateurs, et la possibilité de poursuivre l&#8217;expérience en achetant les vins dégustés. Cap sur les…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rendez-vous annuel des professionnels avec le grand public, Bordeaux Fête le Vin se déroulera du 19 au 22 juin, sur les quais de Garonne. Cette année, la formule se renouvelle avec des Pass plus flexibles pour s&rsquo;adapter aux attentes des consommateurs, et la possibilité de poursuivre<br />
l&rsquo;expérience en achetant les vins dégustés. Cap sur les nouveautés 2025 !</p>
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		<item>
		<title>Jeunes vignerons de Bordeaux : de l’énergie et un esprit solidaire !</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/jeunes-vignerons-de-bordeaux-de-lenergie-et-un-esprit-solidaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 15:22:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1218]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont jeunes vigneronnes ou vignerons, ou en reconversion professionnelle. Le fait d’être installés depuis moins de cinq ans leur octroie la possibilité d’être visibles sur l’espace « Nouvelle Vague » à Wine Paris &#38; Vinexpo Paris.Cette nouvelle génération de vignerons est prisée des cavistes, des bars à vins et des importateurs qui considèrent cet îlot comme…</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ils sont jeunes vigneronnes ou vignerons, ou en reconversion professionnelle. Le fait d’être installés depuis moins de cinq ans leur octroie la possibilité d’être visibles sur l’espace « Nouvelle Vague » à Wine Paris &amp; Vinexpo Paris.</strong><br />Cette nouvelle génération de vignerons est prisée des cavistes, des bars à vins et des importateurs qui considèrent cet îlot comme le profil des « vins de demain ».<br />En 2023, un seul exposant était Bordelais. Il s’agissait d’<strong>Aurélie Voillot Robaldo</strong>, à la tête de <strong>Wine Bouquet</strong>, qui accompagne les vignerons dans leur commercialisation à l’export.<br />Pour cette édition 2024, ils étaient bien plus nombreux à illustrer le vignoble bordelais. Ce qui montrait aux visiteurs combien le vignoble se renouvelle.<br />L’emplacement de cet espace Nouvelle Vague pouvait sembler à certains dissuasif tant il était excentré du hall consacré aux Bordeaux. Mais Aurélie Voillot Robaldo regardait le verre à moitié plein : <em>« Nous sommes dans le hall de la Champagne et de la Bourgogne. Ce sont deux régions qui attirent les importateurs. C’est un emplacement positif. »</em><br /><strong>Valérie Bassereau</strong> et son fils <strong>Lou (Château de la Grave, Côtes de Bourg)</strong> proposent des vins qui sortent des sentiers battus, « des rouges en 100 % merlot, ou à 90 % malbec, avec de la fraîcheur, du velouté. » Des vins qui ne sont pas forcément faits pour vieillir, mais qui correspondent à la demande du marché.<br />À quelques mètres, <strong>Sacha Sokoloff</strong>, vigneron au <strong>Château L’indécise (Sainte-Foy Côtes de Bordeaux)</strong> participe à son premier Wine Paris &amp; Vinexpo Paris. <em>« Le monde entier est là ! L’effet Nouvelle Vague fait que nous avons beaucoup de passage. Comme je démarre, je n’ai pas beaucoup de réseau. Mais quand je discute avec les exposants de Champagne, je vois qu’en amont, eux consacrent deux mois de boulot pour préparer le salon et caler des rendez-vous. »</em><br /><em>« Je ne suis pas à la base un commercial, je suis un vigneron. J’ai l’impression de me « mettre à poil » quand je suis dans la présentation de mes vins. Et ensuite, il y a la relance. C’est étonnant la relation commerciale en fonction des pays. Quand on relance les Américains, ils voient d’un bon œil le fait qu’on les rappelle, il trouve que l’on est accrocheur, que c’est une qualité. Dans d’autres pays, on a peur d’être insistant. »</em><br /><em>« Quand on démarre une activité agricole, la tentation est d’investir dans du matériel. Bien sûr, c’est nécessaire. Mais je constate qu’il est prioritaire de mettre de l’argent dans la commercialisation et la promotion des vins ! »</em><br />Sacha sait que le salon est un moment de mise en relation. C’est ensuite que tout se fait :<em> « Maintenant, c’est beaucoup de boulot pour concrétiser les contacts »</em>.<br />Parmi la délégation bordelaise, <strong>Anne-Émilie Rodriguez</strong>, <strong>Château Pinet La Roquette (Blaye Côtes de Bordeaux)</strong>, accompagnée de Thaïs Pélisse, alternante en commerce. Comme tous les vignerons bordelais présents, Anne-Émilie a été en conversion et est aujourd’hui en bio. Elle a d’ailleurs décroché une médaille d’or à Millésime Bio quinze jours avant Paris. L’ancienne ingénieure en système d’information (informatique) vit sa reconversion professionnelle comme un retour aux sources, <em>« mon grand-père était agriculteur, c’était donc une démarche naturelle. »</em> Le château qu’elle a repris sur 9 hectares <em>« n’avait pas de circuit de commercialisation, car 80 % de la production partait vers le négoce. Mais j’observe chez les vignerons une prise de conscience qu’il faut se bouger. »</em><br />Pour autant, pas d’angélisme dans la relation commerciale. <em>« Quand vous dites Bordeaux à des cavistes, certains acheteurs baissent la tête et s’éloignent. Les Bretons ou les Normands restent curieux, et bien sûr l’export. »</em><br />Autre néo-vigneron, <strong>Charles Weisgerber</strong> au <strong>Château La Peyruche à Langoiran</strong>. L’ancien consultant financier à Paris se félicite de sa nouvelle vie, même si elle est plus qu’accaparante. <em>« Ma récolte 2022 était 100 % bio. Je poursuis par un gros projet d’agroforesterie, et nous lançons une parcelle pilote en recensement de biodiversité. »</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-5691" src="https://www.union-girondine.com/wp-content/uploads/2024/03/NOUVELLE-VAGUE-V2-1024x647.jpg" alt="" /></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« On vit un moment de solidarité »</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><br />Tous les vignerons bordelais de la Nouvelle Vague sont en bio ou biodynamie. Pour <strong>Guillaume Pouvaret</strong> (<strong>Vignoble Pouvaret à Bourg-sur-Gironde</strong>), « être en bio quand on s’installe, c’est mettre en place une logique de travail. Le bio, c’est une affaire d’anticipation, un raisonnement. Je pense que ce n’est plus un argument commercial, c’est un prérequis. » L’ancien œnologue de Château Lafleur à Pomerol se félicite de l’accueil de ses vins par les visiteurs : « La clientèle est exigeante, mais elle montre la voie à suivre et nous constatons que nos vins ont du potentiel ».<br /><strong>Lucie Mançais</strong> (<strong>Château Bois la Gravette à Moulis</strong>) a le sourire.<em> « Pour mon premier Wine Paris, j’ai pu rencontrer des cavistes, des bars à vins, des importateurs. Maintenant, il faudra concrétiser ! »</em><br />Même observation pour <strong>Grégoire Clerc</strong> et <strong>Rémy Bucherie</strong>, <strong>Domaine Haut-Ventenac en Franc Côtes de Bordeaux</strong><em>. « Nous avons eu une dizaine de contacts intéressés en France, Belgique, Canada et Danemark. »</em><br />Après trois jours intenses passés ensemble, les jeunes exposants ont un même ressenti. <em>« On lève le nez de la production et du quotidien. On vit ici un moment de solidarité avec des vignerons du Bordelais et d’ailleurs. On revient l’année prochaine ! »</em></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><br />Dans le hall de Bordeaux, quatre jeunes vignerons avaient opté pour faire salon sous une même banderole : Bordeaux crafters. <em>« On est devenu copains aux J.A. »</em>, expliquent en chœur<strong> Noémie Tanneau</strong>, <strong>Charlotte Molinari</strong>, <strong>Guillaume Guérin</strong> et <strong>Vincent Bougès</strong>.<br />Chacun à la tête d’un domaine mais sur des appellations différentes, à savoir respectivement : Lussac Saint-Émilion, Graves, Bourg et enfin Médoc et Pauillac. <em>« Nous avons des appellations différentes mais complémentaires. À nous quatre, nous avons une vingtaine de vins à la dégustation. Nous avons des cuvées classiques, des vins sans soufre, un pétillant naturel… »</em> Au-delà de la gamme, les quatre copains se donnent un coup de main : <em>« Nous sommes même parvenus à faire une prospection commune »</em>.<br />C’était beaucoup de travail de rendez-vous en amont, mais aussi une solidarité sur place.<em> « Quand l’un d’entre nous s’absente du stand, il y a toujours quelqu’un pour apporter une réponse. »</em><br />Au final, <em>« pour un coup d’essai, nous sommes satisfaits. Nous avions un stand en angle avec beaucoup de visibilité. Nous n’avons rien signé, mais les contacts ont été très positifs »</em>. Les quatre copains cogitent pour proposer une livraison commune aux clients. La mutualisation, cela a du bon !</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Pierre-Henri Cosyns : « Notre vignoble perd un milliard d’euros de valeur nette par an ! »</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/pierre-henri-cosyns-notre-vignoble-perd-un-milliard-deuros-de-valeur-nette-par-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:48:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1214]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Novembre, c’est le Mois de la Bio. Pour Pierre-Henri Cosyns, président des Vignerons Bio Nouvelle-Aquitaine, soit aujourd’hui près du quart du vignoble de Bordeaux, la filière toute entière a besoin de se mettre autour de la table. Pour qu’une réflexion se fasse sur la chaîne de valeur. Il calcule que le vignoble s’appauvrit aujourd’hui d’un…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Novembre, c’est le Mois de la Bio. Pour Pierre-Henri Cosyns, président des Vignerons Bio Nouvelle-Aquitaine, soit aujourd’hui près du quart du vignoble de Bordeaux, la filière toute entière a besoin de se mettre autour de la table. Pour qu’une réflexion se fasse sur la chaîne de valeur. Il calcule que le vignoble s’appauvrit aujourd’hui d’un milliard par an. Il sent un vignoble perdu, en mal de sens. <em>« Le seul label qui parvient à trouver ses marques à l’international, c’est le bio ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre-Henri Cosyns a été élu président des Vignerons Bio Nouvelle-Aquitaine voici deux ans. Le jeune vigneron des Côtes de Bourg n’avait pas envisagé de reprendre le domaine familial. Il y est pourtant revenu après ses années parisienne et s’est investi dans la filière. Représentant aujourd’hui près de 25 % du vignoble bordelais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre-Henri Cosyns, vous vous êtes installé comme vigneron en 2007, alors que vous vous étiez destiné à d’autres horizons.</strong><br>Je ne voulais pas être viticulteur. Mes parents vivaient la viticulture 24 heures sur 24. Ils parlaient vigne, réfléchissaient vigne, et quand on partait en vacances, c’était parce qu’on allait vendre du vin. Aussi, je suis devenu ingénieur mécanique. J’ai travaillé à Paris. Et j’ai vu que dans chaque profession, cet autocentrisme existait. Aussi, j’ai repris l’exploitation familiale, parce que ce qui faisait la différence était la liberté.<br>J’ai passé mon DNO, et je me suis installé en 2007. L’expert-comptable m’a dit : « Un viticulteur est pauvre toute sa vie. Il devient riche quand il cède son patrimoine. » Ce modèle-là n’est plus. Cultiver sa vigne sans débouché commercial, cela aspire tout… Les biens de l’exploitant, ceux de l’épouse… C’est ce que vit une grande partie du vignoble bordelais aujourd’hui.<br>Les partenaires financiers suivent dans la mesure où nous, vignerons, possédons du patrimoine bâti ou non bâti.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Avec près de 25 % du vignoble en bio,<br>ce n’est plus une niche ! »</p>
</blockquote>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous ressentez la difficulté du vignoble sur le terrain ?</strong><br>La situation du vignoble est catastrophique. Nous arrivons à des défaillances généralisées des entreprises. La cause n’est pas la non-anticipation du changement climatique, la non-assurabilité des risques ou l’omniprésence des friches. Ces faits sont les conséquences de la véritable problématique : un appauvrissement croissant des vignerons depuis 20 ans qui nous a amenés à cette fatalité.<br>Je m’en explique. Si l’on s’en tient au Référentiel du Vigneron de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, le coût de production au tonneau est de 1 800 € en conventionnel, et 2 100 € en bio. Le problème n’est pas le différentiel entre bio et conventionnel. C’est le prix d’achat du tonneau en conventionnel.<br>Quand le tonneau est souvent vendu 1 100 € &#8211; et aujourd’hui, il s’échange souvent sous les 800 € &#8211; en effet cumulé, le vignoble perd 500 millions d’euros de revenu par an et jusqu’à un milliard d’euros de valeur nette…<br>Il faut le dire. Chaque fois que l’on vend du vin en vrac, on perd de l’argent. On n’ose pas parler de coût / production. Comme si gagner de l’argent était un tabou ! En attendant, nos entreprises sont des zombies, à la frontière entre la vie et la défaillance.<br>La question du prix de vente inférieure aux coûts de production doit aussi être résolue. La filière ne pouvant se revendiquer de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) quand le vrac reste le maillon faible sur lequel toutes les pressions portent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous faites part d’une analyse froide et pragmatique. Vous représentez bientôt un quart du vignoble de Gironde, que proposez-vous ?</strong><br>Pour œuvrer pour le bien commun, il va falloir que l’on se mette autour de la table. Si ensemble, négociants et vignerons, nous n’avons plus de raisonnement collectif, quel avenir offrons-nous à la filière ?<br>Nous pouvons chercher des excuses en permanence. Mais quand on se fixe des objectifs en face, il faut se donner les moyens.<br>Je regarde la baisse de référencement de vins dans les supermarchés. Nous sommes passés sous les 1 000 références. Aujourd’hui, l’équipe marketing du CIVB est vraiment dans l’air du temps. Sauf que si demain, le consommateur ne trouve pas dans les rayons la référence qui lui est suggérée, la campagne n’est pas profitable. Quand je parle de cette présence en GMS, c’est la mission du négoce. Et on a tendance à croire que c’est au petit d’aller faire le job…<br>On a vraiment le sentiment que le négoce se préoccupe davantage de ses fichiers Excel que des commerçants de terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous ne pensez pas que ce discours peut alimenter une opposition négoce vs viticulture ?</strong><br>Bien sûr que nous avons des intérêts différents. Mais les mots « filière » ou « union girondine » signifie notre cohérence. À la fin, le collectif peut y arriver. Voici quelques années, il nous a été dit : « Quand vous aurez 40 000 hectos de vins bios, on pourra créer une marque. » Aujourd’hui, nous avons le volume, mais plutôt que d’utiliser cette disponibilité, on constate le renoncement.<br><strong>Quand on est bio, a-t-on à cœur de mettre encore Bordeaux ou Bergerac sur sa bouteille ?</strong><br>Mais bien sûr ! Ce que l’on voit chez les vignerons bio qui fonctionnent bien, c’est qu’ils parviennent à produire 10 références sur leurs propriétés, sans que ces produits ne viennent se cannibaliser entre eux.<br>Je suis comme tout le monde. L’autre jour, dans la volonté de diversification, je m’interrogeais de faire du Vin de France ou de l’IGP. Mais c’est un crève-cœur de ne pas mettre mon appellation sur l’étiquette. Que les choses soient claires, quand je vends du bordeaux Bio : je vends du bordeaux !<br>Sauf qu’aujourd’hui, l’AOC Bordeaux au supermarché est moins cher que l’IGP Oc. En 2004, il a été dit : « Il faut travailler le milieu de gamme. » Mais cela n’a jamais été institué.<br>Quand vous êtes indépendant, que vous allez sur un salon, et que vous proposez une bouteille de Côtes de Bourg à 15 €, le client vous dit qu’il a vu votre appellation à 3 € au supermarché. Et l’importateur chinois connaît aussi les prix via internet. Il nous faut donc lancer une réflexion sur la construction du prix, s’interroger sur la chaîne de valeur.<br>Bordeaux peut avoir un futur désirable. En tout cas, les vignerons bio ne baisseront pas les bras. Ils iront de l’avant.<br><strong>De grands noms aujourd’hui portent haut l’étendard des vins bio de Bordeaux. Donc la reconnaissance est là.</strong><br>Les grands crus portent le gros de la notoriété des vins de Bordeaux. Il fut une époque où ils jouaient le rôle de locomotive en respectant le principe de Pareto : 20 % des causes pour 80 % des effets. Mais cela ne fonctionne plus. Il est déroutant de voir des grands noms sortir du classement à Saint-Émilion. Ils traduisent ainsi une perte de confiance dans les classements. Montrent qu’ils sont au-dessus de cela, qu’ils n’ont pas besoin de faire partie du collectif pour leur notoriété, juste au moment où nous avons besoin d’eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bio représente quasiment 25 % de la surface de production du vignoble bordelais. Cependant, vous ne siégez pas dans les instances.</strong><br>Vous aurez beau faire, la viticulture de demain se construira sur la gestion des pesticides et la baisse de consommation des intrants. Cela correspond juste à une réalité : le consommateur de demain est épicurien, hédoniste et engagé dans l’environnement.<br>À Bordeaux, le bio était un peu l’enfant non désiré de la famille. Aujourd’hui, on se dit que l’on peut l’intégrer, parce qu’avec bientôt un quart de la surface de production, ce n’est plus une niche.<br>Mais oui, nous n’avons pas à ce jour de représentant dit « bio ». Pour être dans les instances, il faut être élu par l’ODG, pour intégrer la FGVB, et mandaté à l’interprofession. Nous sommes donc invités comme « spectateur », sans droit de vote. Et le paradoxe est qu’ensuite on nous reproche d’être commentateur.<br>Nous observons dans les instances cette facilité à porter ceux qui affichent de la confiance dans les décisions. Et non ceux qui apportent de la nouveauté et du renouvellement. Cependant, en agriculture comme dans les instances, il ne faut pas attendre pour transmettre, cela se prépare. Bordeaux sur ce point doit changer aussi.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Propos recueillis par Emmanuel Danielou</p>
<p>The post <a href="https://www.union-girondine.com/pierre-henri-cosyns-notre-vignoble-perd-un-milliard-deuros-de-valeur-nette-par-an/">Pierre-Henri Cosyns : « Notre vignoble perd un milliard d’euros de valeur nette par an ! »</a> appeared first on <a href="https://www.union-girondine.com">Union Girondine des Vins de Bordeaux</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Relever le défi des jeunes consommateurs</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/relever-le-defi-des-jeunes-consommateurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 15:18:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[#1214]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment s’adresser efficacement aux jeunes consommateurs (moins de 30 ans) ? C’est un défi majeur (que nous abordons dans ce numéro).Nos points de repère se troublent car les codes générationnels s’entrechoquent. Les femmes et les hommes de ma génération ont été initiés aux vins par leurs parents.Aujourd’hui, parce que les noyaux familiaux se modifient, l’apprentissage au…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment s’adresser efficacement aux jeunes consommateurs (moins de 30 ans) ? C’est un défi majeur (que nous abordons dans ce numéro).<br>Nos points de repère se troublent car les codes générationnels s’entrechoquent. Les femmes et les hommes de ma génération ont été initiés aux vins par leurs parents.<br>Aujourd’hui, parce que les noyaux familiaux se modifient, l’apprentissage au vin se fait par les pairs, par les cours de dégustation, par les événements autour du vin, voir au travers d’une application sur un smartphone.<br>Nous voyons cet engouement des jeunes lors des portes ouvertes, lors de Bordeaux Fête le vin ou du Grand Tasting.<br>Jamais les jeunes n’ont eu autant accès à la connaissance sur le vin. Ils scannent les étiquettes de bouteille à chaque dégustation. Au-delà de la boisson, ils veulent comprendre le château, les femmes et les hommes qui produisent ce vin.<br>Sans doute faut-il l’admettre, les codes ont changé. La majorité des vignerons avancent en âge et ne possèdent pas forcément les clés de lecture des jeunes consommateurs (le plus souvent urbains).<br>Cela nous interpelle aussi sur les compositions générationnelles de nos équipes, sur la maîtrise des langues. En effet, le consommateur d’hier était Européen. Or, les grands ensembles de population de demain seront en Asie et en Afrique. Le digital brise les frontières, offre de nouvelles perspectives, nous oblige à réfléchir autrement.</p>
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		<title>Le fort effet des All-Blacks à Bordeaux</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/le-fort-effet-des-all-blacks-a-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Oct 2023 13:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 28 octobre, All-Blacks (Nouvelle-Zélande) et les Springboks (Afrique du Sud) s&#8217;affrontent en finale de la coupe du monde de rugby. Deux équipes phares de l&#8217;ovalie pour cette coupe du monde en France. Le combat s&#8217;annonce intense. Les joueurs Néo-Zélandais avaient vécu deux jours de préparation à Bordeaux fin septembre. Offrant un entraînement en…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi 28 octobre, All-Blacks (Nouvelle-Zélande) et les Springboks (Afrique du Sud) s&rsquo;affrontent en finale de la coupe du monde de rugby. Deux équipes phares de l&rsquo;ovalie pour cette coupe du monde en France. Le combat s&rsquo;annonce intense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les joueurs Néo-Zélandais avaient vécu deux jours de préparation à Bordeaux fin septembre. Offrant un entraînement en public. S&rsquo;octroyant même des visites touristiques de Bordeaux. C&rsquo;est ainsi que Sam Cane (à droite sur la photo), capitaine de la sélection All Blacks, est venu découvrir le bar à vin de l&rsquo;interprofession avec quelques membres du staff. Un homme impressionnant tant par sa carrure que par sa courtoisie aux dires de l&rsquo;équipe du bar à vin du CIVB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;heure de cette finale, une pensée pour le XV de France qui ne sera pas sur le terrain. Quant à imaginer un verre d&rsquo;un vin de Bordeaux tout en suivant le match, c&rsquo;est à la liberté de chacun.</p>
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		<title>« Le cercle vertueux de l’œnotourisme, c’est la solidité de la base de données ! » &#8211; Estelle de Pins</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/le-cercle-vertueux-de-loenotourisme-cest-la-solidite-de-la-base-de-donnees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 13:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[#1213]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontrer un vigneron à Bordeaux est fréquent. Pour un Français, un touriste, cette rencontre est une expérience, une découverte. L’œnotourisme participe à la mise en relation. Qui d’humaine devient aussi commerciale. Reste à la fidéliser. L’intérêt majeur : assurer des retours qualitatifs au vigneron, et permettre à celui-ci de créer de la marge. Rencontre avec la…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Rencontrer un vigneron à Bordeaux est fréquent. Pour un Français, un touriste, cette rencontre est une expérience, une découverte. L’œnotourisme participe à la mise en relation. Qui d’humaine devient aussi commerciale. Reste à la fidéliser. L’intérêt majeur : assurer des retours qualitatifs au vigneron, et permettre à celui-ci de créer de la marge. Rencontre avec la spécialiste Estelle de Pins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Estelle de Pins est une femme active, énergique, avec un éclat de rire contagieux. Dans une autre vie, Estelle de Pins était contrôleuse de gestion et auditrice interne, et même responsable financière dans une importante maison de négoce de Bordeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2009, cette femme de bureau a considéré qu’il était un secteur à défricher, à structurer et à développer : l’œnotourisme. Estelle de Pins s’est alors investie sur le terrain, élargissant son domaine de compétence à plusieurs vignobles. A créé Alliandre, société conseil en œnotourisme. Puis différentes structures spécialisées dans la billetterie œnotouristique (<a href="https://www.winetourbooking.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Winetourbooking.com</a>), ou les logiciels de l’œnotourisme (comme <a href="https://gdo.wine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GDO Wine</a> et <a href="https://gdo.fashion/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GDO Fashion</a>)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un club des femmes du vin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme la passion du vin lui collait à la peau, et l’envie d’en discuter avec les copines la titillait, elle a créé les <a href="https://ladieswine.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ladies Wine</a>, un club des femmes du vin. Lequel, compte une centaine de membres à Bordeaux. Le concept a essaimé dans une dizaine de villes en France. Ce club permet à des femmes vigneronnes, des commerciales, des juristes, des responsables de ressources humaines, des secrétaires de domaines, des vendeuses de bouteilles ou de caisses de bois de se retrouver pour échanger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette gestion de réseau, de mise en relation motive Estelle de Pins. Elle prend plaisir à permettre à des femmes du secteur viti-vinicole, venant d’horizons très différents, de vivre des expériences, de tisser des liens autour d’expériences qui jouent le rôle de trait d’union.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette philosophie des Ladies Wine est une déclinaison de ses engagements dans l’œnotourisme : <em>« L’expérience crée de l’affectif. »</em> Quand on aime un moment, on a tendance à aimer le vin découvert sur ce moment, et à fidéliser son achat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développer la notion de vente directe</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Dans une entreprise viticole, il existe deux façons de vendre ses produits : en B to B, (via des négociants, des cavistes, des restaurateurs, des chaînes de magasins) ou en B to C, c’est-à-dire directement aux consommateurs. »</em> <em>« Cette relation directe avec le consommateur, les vignerons indépendants l’ont engagé depuis des années, avec les salons, leurs caveaux de dégustation. Quand on engage une démarche B to C, le meilleur moyen de créer une relation avec le client, c’est de le faire venir chez soi. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Estelle de Pins constate que toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne.<em> « Quand j’ai commencé cette activité il y a un peu plus de 10 ans, les Bordelais avaient peu de caveaux de dégustation. Et quasiment pas de boutique. »</em> La visite constituait en un tour de chai, elle débute aujourd’hui à la vigne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A contrario, dans d’autres régions, la notion de vente directe avait été développée, mais par des boutiques dans les communes d’appellation. <em>« C’était le cas en Val de Loire ou en Provence. Mais à cette époque, l’œnotouriste n’était pas convié au domaine. »</em> <em>« Cela a beaucoup évolué en Provence. Ou la mise en place de rendez-vous œnotouristique pour les clients s’est beaucoup développée. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bordeaux, en moins d’une dizaine d’années est devenu un lieu dynamique en matière d’œnotourisme. <em>« Il faut souligner le rôle d’impulsion qu’a pu avoir Alain Juppé à travers la création de la <a href="https://www.laciteduvin.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cité du Vin</a>. À travers cet équipement, il a facilité l’ouverture des portes des domaines. Et dans cette lignée, Sylvie Cazes a joué un rôle majeur pour souligner l’importance du rôle de l’œnotourisme comme possibilité de diversification des exploitations viticoles. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Estelle de Pins se souvient des balbutiements de cet œnotourisme en Bordelais : <em>« Au départ, le plus souvent, on a mis des stagiaires pour répondre au téléphone. Et les premières demandent venaient des organismes touristiques. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La spécialiste constate que le monde viticole est dominé par cette puissance technique (et non commerciale), puisque dans la quasi-totalité des cas, les directeurs généraux sont… des œnologues. <em>« Or, les châteaux qui font évoluer les domaines et l’œnotourisme ont souvent des directeurs issus de la communication ou du marketing. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;œnotourisme : un travail de petits pas, selon Estelle de Pins</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’existe pas un modèle en œnotourisme. Il faut garder sa capacité d’observation. Les Espagnols ont été les pionniers <em>« en matière d’œnotourisme haut de gamme. Ils étaient très en avance sur le marché européen. » </em>A contrario, les Italiens <em>« ont mis du temps à se lancer dans la démarche. »</em> Quant à la Suisse,<em> « elle a beaucoup évolué en l’espace de 10 ans. les Suisses travaillent à la valorisation de leurs vins en Suisse, et à l’exportation. »</em><br />S’il est bien un point sur lequel insiste Estelle de Pins, c’est cette notion de valorisation des vins à travers l’œnotourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œnotourisme est un travail de petits pas. <em>« Quand vous faites du BtoB, par les volumes, les montants, vous intervenez sur le chiffre d’affaires. Sauf que la marge se fait le plus souvent sur le BtoC, même si cela représente une part minoritaire du chiffre d’affaires. Donc, certains se disent que cette partie de l’activité sur l’exploitation est négligeable. »</em><br />L’œnotourisme est pour Estelle de Pins un garde-fou : <em>« Cela crée un réseau de distribution diversifié. Et vous pouvez bénéficier du retour du consommateur. Ceux qui travaillent le marketing l’ont bien compris. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œnotourisme est aussi un moyen de gérer ses gammes de vins. <em>« Avoir une entrée de gamme, c’est un moyen de valoriser le meilleur, et ainsi favoriser la vente des produits à valeur ajoutée. »</em><br />Remettre le client final au cœur de la réflexion est majeur. Peut-être ces clients vont-ils se transformer en ambassadeur, en prescripteur, en passeur de commande groupée. Et c’est là que la gestion d’une base de données juste et précise prend tout son sens. <em>« Il est capital d’avoir une base de données fiable et animée. C’est la base ! On constate bien que les domaines viticoles les plus avertis savent qu’un mailing précis est efficace. Cela signifie envoyer une information pertinente à une personne intéressée. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Passer au CRM avec une bonne base de données</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Estelle de Pins demande aux professionnels de s’ouvrir aux technologies du marché et de les accaparer. <em>« Le fichier Excel avec toutes les données, les adresses mails, de fax, c’est fini !!! Il faut passer au CRM, c’est un outil important, car il enregistre tous les échanges. L’outil permet d’intégrer l’historicité de la relation client. Mais pour passer au CRM, il faut une base de données renseignée et fiable. »</em><br />Faut-il un seuil critique de taille de fichier pour passer au CRM ? <em>« Oui, il faut un minimum de 1 000 contacts dans sa base de données. L’usage des CRM ou des logiciels spécialisés permettent des gains de temps. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour elle, ce préalable n’est pas anecdotique, il est fondamental. <em>« Le cercle vertueux de l’œnotourisme, c’est la solidité de sa base de données ! Ceux qui développent leurs châteaux débutent par un atelier. Créent de l’événementiel grand public, comme des chasses aux œufs, des chasses aux trésors ou découvertes par exemple. Déclinent des prestations événementielles aux entreprises. Parfois, diversifie via de l’hébergement ou de la restauration. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce que cela est un doux rêve ou une réalité tangible pour diversifier son offre et gagner en valeur via la marge de la vente directe ? <em>« Je rentre dans des domaines qui débutent avec zéro visiteurs. Qui au bout d’un an ont construit une base de 2 500 données. L’historicité de la relation, en s’appuyant sur les outils, permet de mieux qualifier les offres faites aux clients. »</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="text-align: right;"><strong>&gt;E.D.</strong></p>
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		<title>Quand TF1 consulte l&#8217;Union Girondine pour valoriser les vignerons innovants</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/quand-tf1-sappuie-sur-les-articles-de-lunion-girondine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Sep 2023 07:44:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En début de semaine, une équipe de TF1 est venu à la rencontre de vignerons bordelais jeunes, innovants, qui prennent des initiatives, quitte à bousculer les codes. Le reportage a été diffusé au 20 heures du vendredi 22 septembre, présenté par Anne-Claire Coudray. La jeune journaliste Justine Corbillon a consulté l&#8217;Union Girondine avant de se…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En début de semaine, une équipe de TF1 est venu à la rencontre de vignerons bordelais jeunes, innovants, qui prennent des initiatives, quitte à bousculer les codes. Le reportage a été diffusé au 20 heures du vendredi 22 septembre, présenté par Anne-Claire Coudray.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jeune journaliste Justine Corbillon a consulté l&rsquo;Union Girondine avant de se lancer dans la construction de son reportage. S&rsquo;appuyant sur les reportages publiés en juin et juillet; notamment sur les vins frais de Bordeaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Belle mise en lumière pour Isabelle et Christophe Chéty, Château Mercier ; Paul Fontana et Laurie Barde, domaine Fontana ; Frédéric Auriol, vignoble Entre-Deux-Terres et Clément Holtz, Advini.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/cinquante-nuances-de-bordeaux-se-diversifier-pour-survivre-67160961.html">https://www.tf1.fr/tf1/jt-20h/videos/cinquante-nuances-de-bordeaux-se-diversifier-pour-survivre-67160961.html</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La première usine de réemploi de bouteilles de France s’est lancée en Gironde</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/la-premiere-usine-de-reemploi-de-bouteilles-de-france-sest-lancee-en-gironde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 16:32:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis mars 2023, 700 000 bouteilles ont été nettoyées dans les locaux de l’usine Luz Environnement à Verdelais. La première usine de réemploi de bouteille de verre en France est donc opérationnelle en Gironde.Annie Le Deunff offre une prestation de nettoyage industrielle pour les vignerons, caves et négociants qui doivent nettoyer de la bouteille. Sans doute les…</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis mars 2023, 700 000 bouteilles ont été nettoyées dans les locaux de l’usine Luz Environnement à Verdelais. La première usine de réemploi de bouteille de verre en France est donc opérationnelle en Gironde.<br>Annie Le Deunff offre une prestation de nettoyage industrielle pour les vignerons, caves et négociants qui doivent nettoyer de la bouteille. Sans doute les prémices de la consigne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fonctionne ! La première usine française de réemploi de bouteilles de verre est opérationnelle depuis le mois de mars. Elle est implantée en Gironde. De nombreux projets de ce type émergent dans l’Hexagone, avec la volonté de relancer une activité de consigne. À Verdelais, près de Langon, ce n’est pas un projet : c’est une véritable usine qui a été créée.<br>La première chaîne de nettoyage a été montée en décembre. Après trois mois de réglages (et ce n’est pas fini), elle a débuté son activité industrielle à partir de mars. De nouveaux équipements sont venus compléter la chaîne : décolleuse de capsule, gratteuse d’étiquette, laveuse. À chaque étape du processus industriel, des capteurs vérifient le poids de la bouteille, sa hauteur, la forme du culot. Et à l’issue de ce nettoyage complet, un passage au travers d’un scanner, vérifie que l’état sanitaire est bon, que la bouteille ne possède aucun défaut et qu’elle peut reprendre le chemin de l’embouteillage.<br>Depuis mars 2023, Luz Environnement a ainsi nettoyé 700 000 bouteilles. <em>« Tout cela avec deux personnes, en assurant quatre jours de travail par semaine »</em>. Le chiffre est impressionnant, mais c’est une goutte d’eau face aux 520 millions de bouteilles produites à Bordeaux. Ce premier pas rend tangible le réemploi.<br>Annie Le Deunff, à la tête de son entreprise sourit avec une certaine fierté. La Bretonne, implantée à Bordeaux depuis 10 ans, a travaillé dans l’ombre pour monter son usine, a découvert les processus et équipements en Europe <em>« Je suis allée voir Univerre en Suisse (l’entreprise nettoie 24 millions de bouteilles par an). Ils m’ont expliqué leur processus, orienté sur les machines à utiliser. »</em> Annie Le Deunff mesure le chemin parcouru entre l’idée de réemploi de bouteilles devant un container plein à la mise en route de son usine : <em>« Pendant toute ma période de création de l’entreprise, ma qualité principale est qu’à la base, je ne savais rien. Donc je posais des dizaines de questions, je lisais, je synthétisais ce qui m’avait été dit, ce que j’avais lu. »</em><br>La créatrice d’entreprise chemine sur son projet en étant hébergée à la Start-up Win de Bernard Magrez.<br><em>« Quand je parlais de consigne, de réemploi des bouteilles de verre, on me disait : « C’est une très bonne idée, mais on n’y croit pas. » »</em> Et d’ajouter : <em>« Heureusement que la banque y a cru. »</em> Et pas seulement sa banque, puisque la Région Nouvelle-Aquitaine, l’Ademe et Citéo ont soutenu son lancement.<br>Cependant, la mise en route de cette usine de réemploi de bouteilles a été un casse-tête : <em>« Pour obtenir le crédit, il fallait un local. Pour obtenir le local, il fallait de l’argent. Et pour décrocher des subventions, il fallait le crédit… »</em> Elle éclate de rire <em>« Et quand j’ai décroché le local, il fallait de l’imagination. »</em><br>La première idée d’Annie Le Deunff était donc le réemploi et la consigne. Or, les vignerons lui ont dicté une autre activité : le nettoyage des bouteilles ! <em>« Lorsque les domaines mettent en bouteille, ils achètent plusieurs palettes de bouteilles destinées à la mise. »</em> Mais bien souvent, il reste quelques palettes non utilisées qui vont être stockées ici ou là. Prenant la lumière, la poussière pendant plusieurs mois. Et elles ont besoin d’un nettoyage pour de nouveau être remise dans le circuit, ce qui coûte moins cher que d’acheter des bouteilles neuves.<br>Autre cas de figure, une mise a été réalisée. Un contrôle en laboratoire, dans un organisme de contrôle, chez le client, souligne un défaut sur le vin. Il faut tout vider, et nettoyer les bouteilles pour leur assurer une nouvelle vie.<br>À l’heure des bouteilles très chères, le nettoyage est une alternative très appréciée. Les bouteilles sales arrivent sur pallox, et repartent nettoyées sur palette. Ce service qui rend service aux vignerons crée aussi de la solidarité. <em>« J’ai plusieurs vignerons qui m’ont soutenu par du prêt de matériel, des conseils. »</em></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Les bouteilles standards favorisent le réemploi</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et aujourd’hui que cette activité est lancée, des imprévus obligent à l’adaptation de la production. Premiers constats : <em>« Les vins à valeur ajoutée s’appuient sur des bouteilles plus chères et souvent plus lourdes. »</em> Tandis que les vins d’entrée ou cœur de gamme utilisent des bouteilles moins onéreuses, mais d’une très grande variété. <em>« Plus on pourra standardiser les bouteilles, et plus le réemploi sera facile »</em> signale Annie Le Deunff. Sauf que cela va à l’encontre des spécialistes du marketing qui cherche à différencier la bouteille sur le linéaire de la grande surface. <em>« Pour que le réemploi de bouteilles puisse s’opérer,</em> observe Annie Le Deunff,<em> il faut des modèles standards, cela permet de répondre à un traitement industriel des bouteilles. »</em><br>Robert Cornec, qui s’est investi dans la partie technique de Luz Environnement découvre le métier depuis quelques mois, et est surpris <em>« par le nombre de bouteilles bordelaises différentes. Quand vous avez en main une bouteille bordelaise, vous pensez qu’elle est standard, mais pas du tout. Cette variation de diamètre, de hauteur, de couleur est importante. »</em> (Rien que Verallia par exemple affiche près de 50 bouteilles bordelaises de 75 centilitres à son catalogue). Sauf que la moindre différence de diamètre ou de hauteur crée des irrégularités au stade de la palettisation, et oblige à des corrections manuelles, qui vont à l’encontre d’un traitement industriel et automatisé.<br>Par chance, Luz Environnement peut s’appuyer pour certains renforts manuels et ponctuels avec l’Esat de Verdelais.<br>Luz Environnement se fait donc pionnier en France dans cette opération industrielle de nettoyage des bouteilles. L’expérience qu’elle engrange va compter dans les projets de consignes imposées par le gouvernement dans les deux ans à venir. C’est ce qu’a annoncé la secrétaire d’État Bérengère Couillard le 21 juin dernier (avant le remaniement ministériel).<br>Sur ce point, Annie Le Deunff patiente. <em>« La mise en place de la consigne comporte trois points marquants : la logistique, le nettoyage des bouteilles (ou bocaux demain) et l’immobilisation financière dans la phase de stockage. »</em><br>En termes d’émission carbone, les enjeux de la consigne sont importants, sauf que les marges de cette activité sont faibles (surtout quand les coûts de collecte sont chers). Dans le même temps, la grande distribution utilise des millions d’euros pour fidéliser ses clients. Si demain, la consigne participe à cette fidélisation par des bons d’achat à utiliser le jour même, elle alimente le cercle vertueux du réemploi. Et selon Annie Le Deunff, <em>« c’est par des implantations de proximité comme celle que nous avons créée à Verdelais que nous pourrons répondre à la demande de réemploi et participer à la décarbonation de la filière. »</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un nouveau millésime « hors norme »</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/un-nouveau-millesime-hors-norme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Sep 2023 10:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2023 aura encore &#8211; cela devient malheureusement habituel &#8211; constitué une année culturale très éprouvante pour les viticulteurs girondins. Avec des orages de grêle localement violents et une attaque de mildiou sans précédent, souvent dévastatrice et synonyme d’hétérogénéité de la récolte. La météo du mois d’août a heureusement été plus clémente malgré un épisode caniculaire…</p>
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<p class="wp-block-paragraph">2023 aura encore &#8211; cela devient malheureusement habituel &#8211; constitué une année culturale très éprouvante pour les viticulteurs girondins. Avec des orages de grêle localement violents et une attaque de mildiou sans précédent, souvent dévastatrice et synonyme d’hétérogénéité de la récolte. La météo du mois d’août a heureusement été plus clémente malgré un épisode caniculaire &#8211; et cela annonce des vendanges plutôt précoces.<br>Beaucoup parmi nous n’auront qu’une très petite récolte en raison du mildiou, ce qui aggravera la situation de nombreuses exploitations.<br>C’est pourquoi les représentants professionnels ont interpellé le ministre de l’Agriculture, en visite dans le vignoble le 19 juillet dernier, afin que le dispositif des calamités agricoles soit mis en œuvre.<br>Face au refus des compagnies d’assurances de couvrir ces dégâts, ce dispositif permettrait néanmoins d’indemniser partiellement ceux qui auront subi plus de 50 % de perte de récolte.<br>Cette situation met cependant en lumière les failles du système d’assurance multirisque climatique, qui ne joue pas son rôle de filet de sécurité en excluant le risque lié aux maladies, alors qu’elles sont la conséquence directe de l’excès de pluie, dans un contexte où la succession de faibles récoltes réduit la base assurable fondée sur la moyenne « olympique ».<br>Dès lors, il reviendra aux élus de remettre sur la table cette question plus globale de la résilience des exploitations face au changement climatique lors du débat parlementaire sur la future loi d’orientation et avenir agricole (LOA) qui interviendra à l’automne. Vous pouvez compter sur nous pour les mobiliser, avec pour objectif de trouver des solutions.<br>Dans ce contexte difficile, je vous souhaite, à toutes et à tous, les meilleures vendanges possibles !</p>
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		<title>Que sait-on aujourd’hui des composants du goût et de l’arôme des vins ?</title>
		<link>https://www.union-girondine.com/que-sait-on-aujourdhui-des-composants-du-gout-et-de-larome-des-vins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[cecile.poursac@union-girondine.com]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jun 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Technique]]></category>
		<category><![CDATA[#1191]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La seconde conférence scientifique de la chaire Denis Dubourdieu s’est tenue en ligne le 9 juillet 2021. L’occasion de présenter une synthèse des connaissances issues des travaux de recherche menés sur le goût et l’arôme des vins, de dessiner les pistes d’applications qui en découlent pour la vinification et de livrer les axes de recherche…</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>La seconde conférence scientifique de la chaire Denis Dubourdieu s’est tenue en ligne le 9 juillet 2021. L’occasion de présenter une synthèse des connaissances issues des travaux de recherche menés sur le goût et l’arôme des vins, de dessiner les pistes d’applications qui en découlent pour la vinification et de livrer les axes de recherche actuellement suivis sur ces différents sujets.</em></p>





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